POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

réponse à la pandémie

La Commission européenne signe pour un 8e vaccin anti-Covid



Valneva table sur un feu vert des autorités sanitaires d’ici à la fin de l’année pour lancer la commercialisation de son vaccin anti-Covid, sur lequel Bruxelles et Londres ont déjà mis des options. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Valneva table sur un feu vert des autorités sanitaires d’ici à la fin de l’année pour lancer la commercialisation de son vaccin anti-Covid, sur lequel Bruxelles et Londres ont déjà mis des options. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Le laboratoire Valneva a conclu avec Bruxelles des discussions préliminaires pour l’achat d’au moins 30 millions de doses d’un vaccin particulier, puisqu’il utilise la technologie traditionnelle du virus inactivé, et non pas celle de l’ARN messager.

La liste des fournisseurs potentiels de vaccin contre le Covid-19 pour l’Union européenne s’allonge, avec l’annonce, ce mardi, de l’arrivée du français Valneva. La Commission européenne a en effet clôturé les discussions préliminaires avec l’entreprise pharmaceutique pour la fourniture de 30 millions de doses à destination des États membres de l’UE, voire d’un second lot du même gabarit dans une deuxième phase.

«L’avancée d’aujourd’hui en vue de parvenir à un accord avec Valneva complète encore le portefeuille de vaccins de l’Union et témoigne de l’engagement de la Commission à trouver une solution durable à la pandémie», a commenté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Concrètement, Bruxelles s’est engagée à financer une partie des investissements menés par le laboratoire sous la forme de contrats d’achat anticipé pour au moins 30 millions de doses. Cette approche est identique à celle poursuivie avec AstraZeneca , Sanofi-GSK , Janssen Pharmaceutica NV, BioNTech-Pfizer , CureVac  et Moderna. En outre, la Commission européenne a conclu des discussions préliminaires avec Novavax.

«Avec ce 8e vaccin, nous enrichissons l’éventail déjà large et diversifié de notre portefeuille», a réagi Stella Kyriakides, commissaire à la Santé et à la Sécurité alimentaire. «Nous pouvons maximiser nos chances de faire en sorte que tous les citoyens puissent avoir accès à des vaccins sûrs et efficaces d’ici la fin de l’année 2021», a-t-elle ajouté.

À l’heure actuelle, seuls les vaccins de Pfizer-BioNTech et de Moderna sont autorisés par l’Ema. 

Londres également candidate au vaccin de Valneva

L’entreprise de biotechnologie Valneva est basée près de Nantes et a développé un vaccin à virus inactivé, le seul actuellement à faire l’objet d’essais cliniques contre le Covid-19 en Europe, puisque les autres laboratoires utilisent la technique de l’ARN messager. Le laboratoire français a donc opté pour la technologie vaccinale traditionnelle, que l’on retrouve dans la plupart des vaccins contre la grippe et ceux administrés aux nourrissons.

Valneva a conclu en septembre dernier un partenariat avec le gouvernement britannique pour la fourniture de 60 millions de doses de son vaccin anti-Covid au second semestre 2021. Londres a par ailleurs mis une option sur 130 millions de doses supplémentaires auprès du laboratoire, qui dispose d’un site de production au Royaume-Uni.

Sur son site web, on peut lire que l’essai clinique du vaccin a débuté en décembre dernier. Le laboratoire attend le feu vert des autorités sanitaires d’ici au dernier trimestre de cette année.