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Covid-19

Le Luxembourg exigera un test négatif au Findel



Les voyageurs débarquant à l’aéroport de Luxembourg devront présenter un test négatif à partir du 29 janvier et au moins jusqu’au 28 février. (Photos: Maison Moderne)

Les voyageurs débarquant à l’aéroport de Luxembourg devront présenter un test négatif à partir du 29 janvier et au moins jusqu’au 28 février. (Photos: Maison Moderne)

On en sait un peu plus sur la phase 2 de la stratégie de vaccination du Luxembourg contre le Covid-19 et sur le renforcement des contrôles au Findel. Ce lundi, le Premier ministre Xavier Bettel et la ministre de la Santé Paulette Lenert ont en effet précisé et détaillé ces deux points.

Le Premier ministre Xavier Bettel (DP) et la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP) tenaient une conférence de presse  lundi soir à l’issue d’un nouveau conseil de gouvernement. Comme évoqué vendredi lors de la précédente prise de parole du binôme , le gouvernement a planché sur la deuxième phase de la stratégie nationale de vaccination ainsi que sur les contraintes imposées à ceux qui voudraient entrer ou rentrer au Luxembourg par les airs.

Frontières: test négatif obligatoire au Findel

Dès le vendredi 29 janvier, et au moins jusqu’au 28 février, les passagers, résidents ou non, devront présenter un test négatif en arrivant au Luxembourg par voie aérienne. L’exécutif souhaite en effet poser des barrages contre l’importation de nouveaux variants du Covid-19.

Au Findel, la présentation d’un test négatif de moins de 72 heures sera donc exigée pour tous les résidents luxembourgeois et les citoyens de pays de l’Union européenne ayant séjourné plus de 72 heures à l’étranger au sein de l’UE. Tous les autres voyageurs ainsi que les résidents provenant d’un pays extra-communautaire devront se soumettre à un test rapide au sein de l’aéroport de Luxembourg. Toutefois, des régions ou pays de l’UE, parmi les plus gravement touchés par la circulation du virus, pourraient prochainement basculer dans cette seconde catégorie dans les prochains jours. «Nous attendons les conclusions de la Commission européenne», a précisé à ce propos le Premier ministre.

Il ne sera guère possible de refuser ce test obligatoire au Findel, sous peine d’être placé en quarantaine par la Direction de la santé en débarquant au Grand-Duché. Une exception sera accordée au personnel navigant, aux passagers en transit, ainsi qu’aux personnes ayant déjà contracté le virus SARS-CoV-2, à condition de présenter un certificat médical.  

Le chef du gouvernement a précisé que la réflexion s’est portée sur les seuls voyages par avion, excluant les trajets ferroviaires ou routiers. Les autres moyens de pénétrer au Luxembourg ne feront donc pas l’objet de contrôles. Et il ne sera par conséquent pas demandé aux travailleurs frontaliers de montrer patte blanche en entrant au Grand-Duché.

Vaccination: place aux personnes âgées

Le 21 janvier, la Commission nationale d’éthique (CNE) du Luxembourg rendait ses conclusions concernant la seconde phase du plan de vaccination. Après les personnels de soins ( dans les hôpitaux ou centres de vaccination ), après les personnels affectés aux maisons de soins ou de retraite  et les résidents de ces établissements, viendra le tour des personnes âgées et des personnes «hautement vulnérables». Les plus de 75 ans seront les premiers concernés, avec une priorité donnée aux plus âgés d’entre eux, qui seront contactés par voie postale et invités à se faire vacciner.

Ensuite, la vaccination sera ouverte aux personnes «hautement vulnérables», à la santé fragile et les plus gravement exposés aux conséquences du Covid-19 s’ils venaient à être infectés. Les hôpitaux et représentants de médecins seront consultés pour définir les critères de vulnérabilité. Après consultation du Conseil supérieur des maladies infectieuses (CSMI), une directive sera remise aux médecins généralistes, qui seront alors à même de délivrer des certificats pour se faire vacciner, et ce quel que soit l’âge de leur patient. 

«Nous voulons donner la possibilité de se faire vacciner à ceux qui ont les plus grands risques de complication», a justifié Paulette Lenert. La ministre de la Santé a rappelé que l’objectif était de désengorger les hôpitaux ( 71 hospitalisations étaient recensées dimanche ). C’est donc en vaccinant prioritairement ceux présentant le plus de facteurs de risque que la menace de services de soins surchargés sera écartée. 

Quant à la phase 3, il est encore trop tôt pour se prononcer. Le gouvernement étudiera cette prochaine étape lorsqu’il saura combien de doses il recevra précisément ces prochaines semaines .