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Conseil européen

L’UE appelle à limiter les voyages et durcit le ton



Le président du Conseil européen n’a pas exclu le fait que des restrictions plus strictes puissent être mises en place.  (Photo: Shutterstock)

Le président du Conseil européen n’a pas exclu le fait que des restrictions plus strictes puissent être mises en place.  (Photo: Shutterstock)

Les chefs d’État et de gouvernement des 27 pays membres de l’Union européenne avaient rendez-vous, jeudi, en Conseil européen. Un contrôle accru des flux de personnes aux frontières pour lutter contre la pandémie de Covid-19 a notamment été décidé.

Les dirigeants des États membres de l’Union européenne, réunis en Conseil européen virtuel jeudi, ont mis l’accent sur la nécessité de contrôler les déplacements et flux de personnes aux frontières, afin de limiter la propagation du Covid-19.

«Nous sommes totalement convaincus qu’il faut maintenir les frontières ouvertes pour garantir le bon fonctionnement du marché intérieur, mais aussi que, s’agissant des voyages non essentiels, des restrictions peuvent être envisagées», a résumé le président du Conseil européen, Charles Michel.

Analyse similaire pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour qui «tous les voyages non essentiels doivent être fortement déconseillés» entre pays de l’UE, comme hors UE.

Plusieurs pays, dont la France, ont annoncé que la présentation d’un test PCR réalisé 72 heures avant le départ serait demandée aux personnes qui passent les frontières. Cette procédure ne concerne néanmoins pas les voyages essentiels et les travailleurs transfrontaliers.

Rouge foncé

La Commission va par ailleurs introduire une nouvelle catégorie – rouge foncé – pour classer les zones où le virus circule très fortement. Les voyageurs en provenance de ces zones devront obligatoirement passer un test avant leur départ et se soumettre à une quarantaine à leur arrivée, a expliqué Mme von der Leyen, reprenant une mesure déjà en place dans plusieurs pays de l’UE.

Enfin, les débats se poursuivront concernant la potentielle mise en place de certificats de vaccination. «Nous devrions être en mesure de nous mettre d’accord» en matière de normes communes, a affirmé Charles Michel, avant de compléter: «Dans un second temps, nous pourrons voir si, et dans quelles circonstances, ce certificat peut être utilisé.»

Mme von der Leyen a pour sa part nuancé concernant la mise en place d’un certificat de vaccination, appelant à la prudence face aux inconnues qui subsistent sur ce volet.