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Diversification économique

Le campus automobile de Bissen aura son incubateur



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L’incubateur jouxtera les installations de Goodyear et IEE. (Photo: capture d'écran/vidéo Paperjam)

Un nouvel incubateur sera prochainement adossé aux infrastructures dédiées aux activités et à la recherche autour de l’automobile à Bissen. La pépinière de start-up qui doit y voir le jour sera directement branchée sur ce secteur d’activité.

Bissen sera-t-il le nouveau bassin technologique du pays? La petite commune en prend l’allure avec l’annonce d’un nouveau projet important dans le cadre de la diversification économique du pays, à savoir la réalisation d’un incubateur d’entreprises adossé au campus automobile .

Le marché public ad hoc a été publié le 24 juillet et les candidats ont jusqu’au 18 septembre prochain pour se manifester. Et proposer un cadre de travail aussi stimulant qu’avant-gardiste.

Car le ministère de l’Économie, à la base de l’initiative, souhaite que le futur bâtiment, d’une surface nette d’environ 3.460m2, soit «précurseur et modèle pour d’autres bâtiments à construire».

Le principe de l’économie circulaire et l’innovation devront se refléter dans sa conception architecturale «en ligne avec la transposition concrète de la stratégie Rifkin de troisième révolution industrielle», précise le ministère dans l’appel à candidatures.

Branché en direct sur le campus

Selon nos informations, l’ambition sera d’héberger des start-up dont l’activité est liée à la mobilité intelligente et à l’industrie automobile.

«La proximité du circuit d’essai de Goodyear offre des possibilités de synergie entre différents partenaires luxembourgeois. L’échange de connaissances et de technologies sera simplifié en permettant des collaborations entre les entreprises dans toutes les phases de développement d’un produit», peut-on encore lire dans le dossier de soumission coordonné par Paul Wurth.

Un schéma win-win qui bénéficiera aussi à IEE, l’autre grand occupant du campus automobile pour l’instant. L’incubateur se situera à côté de ses installations et de celle de Goodyear.

Mot d’ordre: modularité

Dans sa réalisation, l’incubateur sera axé sur une grande modularité de son aménagement intérieur, entre ateliers, bureaux ou encore salles événementielles.

L’ambition est aussi de proposer une structure qui puisse être capable de croître en fonction des activités du campus, pensé comme  centre de référence dans l’industrie automobile 4.0 . Le bâtiment devra comprendre des ateliers et halls pour des travaux de prototypage ou d’assemblage à petite échelle.

Incubateur, entreprises, supercalculateur et Google

Toujours selon nos informations, l’incubateur – dont la gestion n’a pas encore été précisée – mettra aussi l’accent sur les collaborations avec le monde académique. Avec des espaces pour accueillir étudiants ou doctorants afin de travailler avec les start-up (qui seront locataires) et les acteurs du secteur automobile.

Le coût approximatif de l’incubateur est de 16 millions d’euros, pour une entrée en service d’ici 2023 d’après le calendrier prévisionnel.

Entre-temps, sur le même site, le supercalculateur (High Performance Computing) baptisé Meluxina verra le jour à quelques dizaines de mètres de là. Une infrastructure de calculs à haute performance qui se révélera probablement utile pour des projets de recherche appliquée dans l’automobile.

(Vue d’ensemble du site actuel à 1:47)

Et pour ajouter un nom mondialement connu en plus de celui de Goodyear , Google est plus que jamais attendu sur place avec son super data center, qui représenterait un investissement industriel d’un milliard d’euros .

Un «aimant» estimait lundi le ministre de l’Économie  Étienne Schneider dans les colonnes du Quotidien. Autant dire que les autres terrains libres de Bissen pourront trouver de nouvelles affectations si les différents projets s’alignent comme souhaité par leurs instigateurs.