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Mesures anti-Covid

Vers un retour des classes divisées dans le secondaire



Une répartition en groupe A et B pour les classes supérieures de l’enseignement secondaire (de la 4e à la 2e, mais non pour les classes terminales) pourrait bien avoir lieu entre le 30 novembre et les vacances de Noël. (Photo: Shutterstock)

Une répartition en groupe A et B pour les classes supérieures de l’enseignement secondaire (de la 4e à la 2e, mais non pour les classes terminales) pourrait bien avoir lieu entre le 30 novembre et les vacances de Noël. (Photo: Shutterstock)

Les nouvelles mesures anti-Covid dans les écoles devraient amener des modifications pour les élèves du secondaire. Notamment une division des classes en deux groupes, avec alternance entre présentiel et à distance. Mais la continuité des cours sera garantie, a assuré Claude Meisch.

Le Premier ministre, Xavier Bettel (DP), l’avait annoncé lors de sa conférence de presse lundi: les écoles ne seront pas épargnées en cas de durcissement des mesures anti-Covid. Et c’est ce sur quoi les députés se sont renseignés ce vendredi en commission, en présence du ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, Claude Meisch (DP). Et trois adaptations des règles en vigueur pourraient voir le jour si les nouvelles mesures anti-Covid sont effectivement adoptées la semaine prochaine – ce qui est très probable désormais au vu de l’évolution de l’épidémie, qui ne fléchit pas.

Une répartition en groupe A et B pour les classes supérieures de l’enseignement secondaire (de la 4e à la 2e, mais non pour les classes terminales) pourrait donc bien avoir lieu entre le 30 novembre et les vacances de Noël.

Ce qui ressemble à un retour à l’organisation mise en place avant les vacances d’été, avec des classes divisées en deux groupes, les élèves suivant alors les cours en alternance en présentiel ou à distance depuis leur maison. Avec la liberté laissée aux directions de choisir ou non de mettre en place une autre alternance de quelques jours.

Mais, à la différence du printemps dernier, le système devrait permettre «de garantir la continuité des cours pour tout le monde contrairement à l’alternance d’une semaine de cours et d’une semaine de répétition à domicile telle qu’elle était pratiquée». Et les enseignants restent quant à eux à l’école.

Pas de modification pour le fondamental

La deuxième adaptation concerne les examens avec le passage d’un rythme trimestriel à un rythme semestriel, dans le but d’enlever une certaine pression du calendrier. «Les quarantaines ont entraîné certains retards», est-il constaté. Les enseignants resteraient cependant libres de définir les moments d’évaluation.

Enfin, une harmonisation des règles pour le port du masque devrait avoir lieu: l’élève serait alors obligé de porter son masque dès qu’il bouge, avec la possibilité de ne l’enlever qu’une fois assis. Une règle qui ne s’appliquerait pas aux élèves du cycle 1. À noter que pour les cours de sport, les règles ne changent pas: les élèves portent leur masque jusqu’à ce que l’activité sportive commence. Un statu quo qui devrait aussi être maintenu dans les activités péri- et parascolaires, comme les cours de musique, les activités des maisons des jeunes ou des scouts.

Si ces changements sont prévus pour l’enseignement secondaire, aucune mesure complémentaire n’est prévue pour les élèves de l’enseignement fondamental. La conséquence d’une analyse menée par le ministère entre le 15 septembre et le 1er novembre sur l’impact du Covid-19 dans l’enseignement: selon les résultats, l’âge des élèves est un facteur important, et le virus était plus souvent détecté dans l’enseignement secondaire que dans le fondamental. Et ce alors même que des études internationales récentes avertissent que les plus jeunes élèves, bien que sans symptômes, sont également porteurs du virus, a remarqué un député.

Le «testing mobile» renforcé

Le plan graduel, en trois scénarios en fonction du nombre de cas de Covid-19, ne change pas. Si un cas isolé est détecté dans l’école, l’élève est placé en isolement chez lui, comme toute personne testée positive. Si plusieurs cas positifs sont détectés au sein d’une classe, les élèves sont placés en isolement, mais des mesures plus strictes peuvent être décidées, allant jusqu’à la fermeture de la classe. Et si un foyer d’infection est détecté au sein d’une école, l’hypothèse de fermer plusieurs classes, voire toute l’école, reste possible.

Les équipes de «testing mobile» ont quant à elles été renforcées: 70 personnes ont été formées, a prévenu Claude Meisch. D’ici le milieu de la semaine, la capacité de tests dans le milieu scolaire devrait ainsi atteindre un maximum de 700 à 800 élèves et enseignants par jour. Et la priorité de ces équipes devrait être mise sur les classes concernées par le premier scénario du plan graduel.

Les députés se sont seulement renseignés, puisqu’un vote de leur part n’est pas nécessaire. Une simple décision ministérielle suffira pour mettre en œuvre les modifications dans l’organisation des écoles, avait ainsi prévenu Xavier Bettel.