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Consommation

L’ULC souffle ses 60 bougies ce mardi



L’Union luxembourgeoise des consommateurs conserve son attachement syndical et sa différenciation avec les médiateurs et autres organismes de défense comme le CEC, assure-t-elle. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

L’Union luxembourgeoise des consommateurs conserve son attachement syndical et sa différenciation avec les médiateurs et autres organismes de défense comme le CEC, assure-t-elle. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

Forte de près de 44.000 membres, l’Union luxembourgeoise des consommateurs fête ses 60 ans d’existence ce mardi. L’occasion de revenir sur son histoire, mais aussi ses projets de développement.

Assurer la protection, la défense, l’information et l’éducation des consommateurs luxembourgeois: telle est la mission de l’Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC) qui célèbre, ce mardi, ses 60 ans d’existence.

Forte de près de 44.000 familles cotisantes qui s’acquittent des 70 euros d’adhésion annuelle, l’asbl propose une assistance et un conseil pour des litiges de consommation, mais aussi des services d’expertise en bâtiment et en fiscalité.

En 2020, son service Contentieux et information a traité 5.310 dossiers , soit 2,25% de plus qu’en 2019. 27% de ces litiges concernaient le logement et près de 20% le bâtiment et la construction. Ces derniers mois, l’asbl a pris position sur des sujets aussi vastes que la taxe CO2 , mais aussi l’inflation

«En 60 ans d’existence, on a vu la consommation évoluer vers davantage d’intermédiaires dans la chaîne, de distance entre fournisseurs et consommateurs, mais aussi de développement de la digitalisation et des litiges transfrontaliers», résume Aline Rosenbaum, responsable du service contentieux de l’ULC.

Un ancrage syndical solide

L’origine de l’ULC remonte au 4 décembre 1961. À l’époque, l’association des consommateurs voit le jour suite à une manifestation de protestation organisée par le comité d’action intersyndicale. Cet ancrage syndical est encore perceptible aujourd’hui puisque l’ULC compte, parmi ses membres associés, une dizaine d’organisations dont l’ALEBA, la CGFP, le LCGB et l’OGBL pour ne citer qu’elles.

Cette attache syndicale explique l’attention que nous portons à la question du pouvoir d’achat des consommateurs.

Aline Rosenbaum,  responsable du service Contentieux,  ULC

À côté des membres individuels, les organisations syndicales restent représentées au sein de son conseil d’administration et du comité de gérance de l’ULC. Par exemple, son président Nico Hoffmann porte les couleurs du LCGB tandis que son trésorier Guy Fettes représente celles de l’OGBL.

«Cette attache syndicale explique l’attention que nous portons à la question du pouvoir d’achat des consommateurs ainsi que des aspects de qualité des produits et services», avance Aline Rosenbaum.

Des spécificités préservées

Reste que le paysage du soutien aux consommateurs s’est lui aussi élargi au fil des années: à côté de l’ULC figure le Centre européen des consommateurs , spécialisé dans les litiges transfrontaliers. Différents médiateurs ont vu le jour comme à l’ILR , mais aussi le Médiateur de la consommation , par exemple.

«La mission de l’ULC est plus large et plus proactive: les médiateurs sont un intermédiaire neutre qui essaie d’aider les deux parties à dégager une solution dans un litige. Si l’ULC estime que le consommateur est dans son bon droit et qu’il est lésé, elle se met clairement de son côté pour le soutenir», souligne notre interlocutrice.

L’ULC mène aussi une mission d’information des consommateurs qui va être accentuée prochainement, en particulier à destination des plus jeunes qui sont aujourd’hui exposés de plus en plus tôt à des formules de contrats et abonnements, notamment proposées via des applications mobiles.

«Il y a un travail d’éducation à réaliser de ce côté-là. À l’ULC, nous savons que la prévention est très utile pour que le consommateur soit averti avant son entrée dans la vie active», explique Aline Rosenbaum. Plus que jamais, un consommateur averti en vaut deux.