ENTREPRISES & STRATÉGIES — Commerce

Covid-19

Loisirs et événementiel en quête de nouvelles aides



La restauration et l’évènementiel estime qu’il faudra attendre jusqu’à la mi-2021 voire 2022 pour retrouver leur rythme de croisière (Photo: LaLa La Photo 2018)

La restauration et l’évènementiel estime qu’il faudra attendre jusqu’à la mi-2021 voire 2022 pour retrouver leur rythme de croisière (Photo: LaLa La Photo 2018)

Des paroles aux actes: l’Horesca, l’évènementiel et la culture attendent que les annonces de Xavier Bettel dans son discours sur l’état de la Nation le 13 octobre se concrétisent. Les secteurs nous précisent leurs doléances en matière d’aides supplémentaires.

«On est d’avis qu’on aura besoin d’autres aides au-delà du 31 décembre de cette année. Ce sont des aides exceptionnelles dans un contexte exceptionnel, notamment vis-à-vis d’entreprises dont le business model souffre», a insisté le Premier ministre Xavier Bettel (DP) dans son discours sur l’état de la Nation la semaine dernière.

Du côté de la Fédération Horesca, 8.000 des 22.000 salariés du secteur sont toujours au chômage partiel, souligne son secrétaire général François Koepp . Une extension des aides? Il y est naturellement favorable. «On parle d’une participation aux frais fixes, cela peut être un tas de choses comme les frais d’eau, d’électricité, de connexion, de téléphone, d’Internet et les contrats d’entretien», détaille-t-il.

Il faudrait trouver aussi un moyen de sauver le capital matériel dans nos sociétés»

Charles Schroeder,  Président,  LEA

Un appel similaire se fait entendre au sein de la nouvelle LEA (Luxembourg Event Association). Son président Charles Schroeder salue les mesures destinées à préserver le capital humain du secteur évènementiel comme le chômage partiel et le fonds de relance, mais «il faudrait trouver aussi un moyen de sauver le capital matériel dans nos sociétés». À l’heure où l’activité tourne autour de 15% de la jauge habituelle, les loyers, les frais de leasing du matériel et les assurances demeurent des postes de dépense lourds pour le secteur qui emploie au Luxembourg 3.000 salariés, sans compter les 1.500 indépendants qui y exercent de façon ponctuelle.

Du côté de la Theater Federatioun, on se réjouit de la reprise des spectacles et de l’absence de couvre-feu, mais la limitation du nombre de spectateurs affecte les rentrées liées à la billetterie. L’organisation demande dès lors un coup de pouce avec «la prise en charge financière par l’État des tests Covid demandés de manière régulière aux comédiens de différentes productions nationales et aux équipes des accueils internationaux», explique son porte-parole.

Vaccin et tests rapides attendus

Au-delà des aides étatiques, les acteurs de l’évènementiel et des loisirs attendent aussi des avancées médicales pour pouvoir pérenniser leur existence. Des tests salivaires permettant de diagnostiquer en quelques minutes une personne porteuse du Covid-19 à un médicament voire un vaccin, les exemples ne manquent pas. «La confiance du client, c’est cela que l’on doit gagner dans le futur», insiste François Koepp.

Le secteur Horesca estime qu’il faudra attendre au moins jusqu’en 2022 pour retrouver sa vitesse de croisière connue avant la crise sanitaire. Quant à l’évènementiel, Charles Schroeder table sur une activité moribonde au moins jusqu’à Pâques 2021: «J’espère un vrai retour en volume à partir du mois de mai de l’année prochaine». D’ici là, des avancées politiques, médicales, mais aussi simplement le retour à des températures plus clémentes devraient permettre au secteur de reprendre – autant que faire se peut – le cours de ses activités.