POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Eurogroupe et Ecofin

Yuriko Backes pied au plancher à Bruxelles



À Bruxelles, Yuriko Backes a notamment rencontré Christine Lagarde, présidente de la BCE. (Photo: Conseil de l’Union européenne) 

À Bruxelles, Yuriko Backes a notamment rencontré Christine Lagarde, présidente de la BCE. (Photo: Conseil de l’Union européenne) 

Yuriko Backes a assisté aux réunions de l’Eurogroupe et de l’Ecofin à Bruxelles les 17 et 18 janvier. La ministre des Finances s’est exprimée sur la fiscalité internationale, l’Union bancaire et les règles budgétaires.

L’agenda de la nouvelle ministre des Finances se remplit, et les premiers déplacements y font également leur apparition. Les 17 et 18 janvier, Yuriko Backes s’est rendue aux réunions de l’Eurogroupe et du Conseil des affaires économiques et financières (Ecofin) à Bruxelles. Une première participation en tant que ministre depuis son assermentation le 5 janvier dernier, et un premier «retour» officiel à Bruxelles au sein des institutions qu’elle connaît bien, qui a eu lieu pied au plancher, les réunions et rendez-vous s’enchaînant les uns après les autres.

Parmi les sujets abordés figurait la transposition européenne d’une partie de la réforme de la fiscalité internationale adoptée à l’OCDE et endossée par le G20. «Je tiens à remercier la Commission européenne d’avoir proposé une directive aussi rapidement. Le Luxembourg soutient pleinement les objectifs poursuivis par le pilier 2 sur la mise en place d’un niveau d’imposition minimum mondial (à 15%, ndlr) pour les groupes multinationaux au sein de l’UE et s’engagera activement dans les négociations européennes», a indiqué la ministre. En ce qui concerne les délais d’implémentation, Yuriko Backes a plaidé pour une mise en œuvre rapide, tout en laissant le temps aux États membres d’accomplir les procédures législatives nationales nécessaires.

L’autre sujet au programme de l’Eurogroupe était l’Union bancaire et son parachèvement. La position de la ministre à ce sujet est celle d’«une approche intégrée, qui prendra en compte les intérêts de tous les États membres, et donc des solutions équilibrées». Pour rappel, l’Union bancaire a pour but de veiller à ce que le secteur bancaire de la zone euro et de l’UE soit stable, sûr et fiable, contribuant ainsi à la stabilité financière en cas de crise économique.

Les rouages des institutions européennes ne me sont pas étrangers.
Yuriko Backes

Yuriko Backes,  ministre des Finances

Enfin, sur la discussion à 19 concernant la révision des règles budgétaires européennes dans la zone euro, la ministre des Finances souhaite «une application plus transparente et cohérente des règles budgétaires dans tous les États membres, qui sera garante de crédibilité». Elle a ensuite dévoilé quelques éléments de sa feuille de route à court terme en déclarant  que «l’appropriation au niveau national, la responsabilité, l’innovation et les investissements sont des éléments fondamentaux qui devront être au cœur de nos discussions au cours des prochains mois».

La ministre a aussi profité de son déplacement à Bruxelles pour participer à des réunions bilatérales avec plusieurs de ses nouveaux homologues aux affaires économiques et financières. Interrogée sur ses impressions à son retour, la ministre répond: «Les rouages des institutions européennes ne me sont pas étrangers. Ce fut également l’occasion de rencontrer la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde , et de retrouver Werner Hoyer , le président de la BEI, et Klaus Regling , directeur général de l’ESM, deux institutions ayant leur siège au Luxembourg. J’ai également présidé une première réunion des ministres des Finances du Benelux, qui, dans sa nouvelle configuration, comprend également la première femme ministre des Finances des Pays-Bas, Sigrid Kaag . Avec mes homologues femmes ministres des Finances, et représentantes des institutions européennes, nous avons convenu de nous retrouver plus régulièrement de façon informelle. Une initiative dont je me réjouis.»