POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

plan de relance

Une stratégie de proximité pour relancer le tourisme



Environ 700.000 bons pour une nuitée au Luxembourg seront distribués aux résidents et travailleurs frontaliers dès le début du mois de juillet. Ils pourront être utilisés de la mi-juillet jusqu’à la fin de l’année, explique le ministre du Tourisme, Lex Delles, qui espère que «tout le monde les utilisera». (Photo: SIP / Emmanuel Claude)

Environ 700.000 bons pour une nuitée au Luxembourg seront distribués aux résidents et travailleurs frontaliers dès le début du mois de juillet. Ils pourront être utilisés de la mi-juillet jusqu’à la fin de l’année, explique le ministre du Tourisme, Lex Delles, qui espère que «tout le monde les utilisera». (Photo: SIP / Emmanuel Claude)

Un plan de relance du secteur du tourisme sera élaboré dans les prochains mois et s’articulera autour de 10 points, a annoncé le ministre du Tourisme, Lex Delles. Un fonds de soutien aux associations actives dans le secteur a été approuvé et doté de 3 millions d’euros.

«Le secteur du tourisme a été la première victime, et ce sera le dernier secteur à s’en sortir», jugeait jeudi le ministre du Tourisme, Lex Delles (DP), soulignant ainsi l’importance du plan de relance «Restart Tourism – Stabiliséieren. Adaptéieren. Promovéieren», qu’il présentait dans ses grandes lignes en conférence de presse. Ce plan de relance sera articulé autour de 10 points et sera élaboré au cours des prochains mois, en concertation avec les partenaires et le secteur.

Un secteur du tourisme qui «n’a pas besoin de se réorienter complètement, car il ne dépend ni des marchés lointains ni de l’offre de transports publics existante, comme l’avion», note la direction générale du tourisme.

D’après le Statec, 88% de toutes les arrivées sont des touristes en provenance de l’Europe, et seuls 7% des vacanciers arrivent par avion. D’où l’objectif de se focaliser sur les marchés de proximité: la France, l’Allemagne, la Belgique ou les Pays-Bas.

Et de promouvoir le Luxembourg en tant que destination de premier choix avec la campagne «Lëtzebuerg – Dat ass Vakanz!». «Même pour les résidents, il est possible de découvrir beaucoup de choses dans le pays», assure Lex Delles, qui compte sur les résidents et les travailleurs frontaliers pour participer à la relance du secteur.

700.000 bons de 50 euros valables jusqu’en décembre

Notamment en utilisant le bon de 50 euros qui leur sera distribué pour une nuitée dans un hôtel du pays. Environ 700.000 seront distribués début juillet et pourront être utilisés de la mi-juillet jusqu’à la fin de l’année, détaille Lex Delles, qui espère que «tout le monde les utilisera». Les offices régionaux du tourisme (ORT) proposeront aussi des forfaits et activités en collaboration avec les acteurs sur le terrain.

Pour soutenir le tourisme de loisirs, le plan prévoit un soutien financier aux associations, très présentes dans le secteur du tourisme et «qui ne bénéficient pas du fonds de relance des entreprises», prévient Lex Delles. Le conseil de gouvernement a donc adopté un «fonds tourisme» à hauteur de 3 millions d’euros à destination de ces asbl.

Une stratégie digitale sera aussi élaborée, avec une aide financière à la digitalisation pour les acteurs institutionnels du tourisme. Une digitalisation qui sera mise au service de l’expérience visiteur.

Relancer le secteur des business events

Le secteur des business events bénéficiera aussi de ce plan de relance. «Pour l’économie luxembourgeoise, le volet business est d’une importance cruciale et il est très impacté», prévient Lex Delles. «Le nombre de visiteurs va chuter de moitié en 2020 par rapport à l’année précédente.»

Tout comme pour le tourisme de loisirs, la digitalisation et la focalisation sur le marché de proximité seront de mise. Les entreprises du secteur pourront aussi bénéficier à partir du 1er juillet du fonds de relance et de solidarité, qui accorde une aide de 1.250 euros par salarié en poste et de 250 euros par salarié au chômage partiel, dans la mesure où le chiffre d’affaires accuse une perte de 25%.

Afin que les organisateurs de congrès bénéficient à nouveau de la confiance, un label national business events a été conçu. Il définit un ensemble de protocoles garantissant la sécurité des personnes, l’organisation et le contrôle des flux, et le respect des mesures sanitaires.

«La stabilisation financière, l’adaptation au contexte sanitaire et économique actuel, ainsi que la promotion d’une nouvelle stratégie touristique axée sur le marché de proximité sont les trois éléments-clés de ce plan de relance détaillé», résume Lex Delles.