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Covid-19

Stations de dépistage cherchent intérimaires



Pour faire fonctionner les 17 stations, les Laboratoires Réunis ont sous-traité la «logistique» à une société allemande. (Photo: Shutterstock)

Pour faire fonctionner les 17 stations, les Laboratoires Réunis ont sous-traité la «logistique» à une société allemande. (Photo: Shutterstock)

Qui sont les 400 personnes qui procèdent au recueil des échantillons dans les 17 stations dédiées? Des intérimaires, parfois recrutés depuis l’Allemagne.

Deux semaines avant que les tests, appelés à devenir massifs d’ici la fin juillet, ne démarrent, le député de l’ADR Fernand Kartheiser se demandait qui était cette société allemande, Ecolog, en train de recruter via Facebook du personnel pour des stations de test au Luxembourg.

Deux semaines après que les tests ont démarré, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Claude Meisch (DP), a enfin répondu lundi.

Au grand dam des autres laboratoires privés , les tests massifs ont été placés sous la direction du Luxembourg Institute of Health (LIH) et confiés aux Laboratoires Réunis. Lesquels ont sous-traité le recrutement et la gestion de ces 400 personnes pour 17 stations à la société allemande.

«Le choix s’est porté sur cette entreprise parce qu’elle est active dans le domaine depuis des années», répond le ministre, qui assure qu’Ecolog cherche principalement du personnel au Luxembourg, voire dans la Grande Région, et complètera par des «testeurs» venus d’ailleurs.

Selon lui, 95% d’entre eux bénéficient du droit du travail et sont même engagés par le biais d’agences luxembourgeoises, le reste étant sous contrat allemand. Il y a aussi des contrats en CDD pour des tâches administratives ou logistiques.

La réserve sanitaire peut aussi être appelée en renfort.

La question des testeurs n’est pas anodine: le test retenu par les autorités luxembourgeoises nécessite que l’espèce de coton-tige utilisé descende assez profondément dans la gorge pour être certain de récupérer l’échantillon utile à la détection du virus.

Les stations, qui doivent tester résidents et frontaliers volontaires d’ici la fin du mois de juillet, pourraient permettre au pays d’atteindre des capacités de test de 20.000 personnes par jour.