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Mobilité

La réforme du service Adapto presque mûre



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La pétition en faveur de la gratuité du service Adapto a recueilli plus de 4.500 signatures en un peu plus de trois jours. (Photo: Shutterstock)

Le ministre de la Mobilité François Bausch avance vite sur sa réforme d’Adapto. Elle sera présentée à l’occasion du débat public qui aura lieu à la Chambre, puisque la pétition réclamant la gratuité de ce service aux personnes à mobilité réduite a passé le cap des 4.500 signatures.

Cela aurait pu être un caillou dans sa chaussure, mais le ministre de la Mobilité  François Bausch  va s’en débarrasser vite fait, bien fait. Sa réforme du service Adapto – qui permet le transport de personnes ayant un handicap permanent et une mobilité réduite – est en effet très avancée, presque mûre. Au point, a-t-il indiqué à Paperjam  en marge d’un point presse qui a eu lieu à son ministère , que «sa présentation sera faite lors du débat public à la Chambre autour de la gratuité de ce service».

Le succès de la pétition

Alors que  les transports publics deviendront gratuits à partir du 1 er mars 2020 , ce n’était pas le cas d’Adapto. Une discrimination pour certains, une réelle injustice pour d’autres. Des ressentis devenus encore plus vifs quand  la motion déposée par le CSV avait été rejetée , mais de manière timide, par les députés.

Une pétition demandant la gratuité du service  avait de suite été déposée à la Chambre par Ana Pinto, d’Ettelbruck. Et a recueilli, en moins de quatre jours, plus de 4.500 signatures, le seuil qui impose alors la tenue d’un débat public. «J’ai introduit cette proposition de pétition car le rejet de la motion m’avait laissée sans voix, j’étais estomaquée. Mais je ne savais pas s’il serait possible de recueillir les signatures nécessaires, notamment parce que les vacances approchaient», explique-t-elle à Paperjam.

Et si elle a été candidate aux élections communales pour le CSV dans sa commune, Ana Pinto se défend de tout dessein politique dans le cadre de son initiative. «Non, non et non: cela n’a rien à voir. D’ailleurs, je n’ai parlé de la pétition qu’une fois que celle-ci avait été jugée recevable par la commission indépendante qui les examine. Avant cela, même mon compagnon n’était pas au courant», assure-t-elle.

L’opposition voyait là un moyen de faire quelques misères au ministre lors de la rentrée parlementaire, après quelques passes d’armes ces derniers mois. Il n’en sera sans doute rien. «En tout cas, tout cela est beaucoup moins grave que ce que certains veulent bien en dire», a encore déclaré François Bausch.