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Le Luxembourg pourrait-il vivre sans Cattenom?



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La vétusté de la centrale nucléaire de Cattenom pourrait représenter une menace pour le Luxembourg tout proche. (Photo: Shutterstock)

L'idée de fermer la centrale nucléaire de Cattenom refait régulièrement surface. Le Luxembourg serait-il plongé dans le noir? Selon l’ILR, la France compte pour une vingtaine de pour cent dans l’approvisionnement du pays. Ces mégawatts pourraient être obtenus ailleurs.

La semaine dernière, les ministres de l’Environnement et de l’Énergie, Carole Dieschbourg et Claude Turmes (Déi Gréng tous les deux), ont fait part publiquement de leur désapprobation par rapport au prolongement envisagé de la centrale nucléaire de Cattenom, à la frontière franco-luxembourgeoise.

Dans une lettre envoyée au directeur général de l’Autorité française de sûreté nucléaire , ils s’inquiètent de l’impact d’une prolongation de la centrale jusqu’à 60 années d’activité, alors qu’elle était prévue pour 40 ans.

Peu après cet envoi, le 22 novembre, Claude Turmes a répété le message sur France Bleu Lorraine Nord , précisant que le Luxembourg «fera tout» pour faire fermer Cattenom et que «les seules centrales 100% sûres sont les centrales fermées».

Quid de l’approvisionnement?

Un message qui a ses détracteurs: qui assurera l’approvisionnement du Luxembourg en électricité si on ferme les centrales nucléaires en France?

La réponse n’est pas trop compliquée, la France n’assurant qu’une vingtaine de pour cent des importations.

Selon les chiffres récents de l’ILR , le Luxembourg reste très dépendant de la production de ses voisins. Les importations représentent 85% de la consommation totale.

Mais comme on le voit dans le graphique ci-dessous, c’est de loin l’Allemagne qui reste le principal contributeur à l’approvisionnement du Luxembourg en électrons.