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secteurs touchés par la crise

Le gouvernement précise les nouvelles aides



Le gouvernement donne plus de détails sur les nouvelles aides qui s’adressent à l’horeca et aux autres secteurs dont l’activité se trouve fortement touchée par le Covid-19. (Photo: Matic Zorman / Archives Maison Moderne)

Le gouvernement donne plus de détails sur les nouvelles aides qui s’adressent à l’horeca et aux autres secteurs dont l’activité se trouve fortement touchée par le Covid-19. (Photo: Matic Zorman / Archives Maison Moderne)

Prise en charge des coûts non couverts jusqu’à 100%, immunisation du take-away pour les restaurateurs et cafetiers… Lex Delles précise les conditions d’éligibilité aux nouvelles aides, destinées aux secteurs les plus touchés par la crise.

La fédération Horesca l’avait annoncé vendredi 12 février , le ministre des Classes moyennes, Lex Delles (DP), a apporté des précisions ce lundi 15 février sur les nouvelles aides pour les secteurs les plus affectés par la crise sanitaire. 

Les adaptations concernent les deux principales aides non remboursables, pour la relance et la prise en charge des coûts non couverts.

Un accès aux aides élargi

La première propose 1.250 euros par salarié et 250 euros par salarié au chômage partiel complet durant le mois, sous réserve d’une baisse de 25% du chiffre d’affaires. Nouveauté: on peut maintenant la demander même en cas de chute d’activité moins importante en janvier 2021, dans le cas d’une fermeture administrative. Ce qui était par exemple le cas de commerces ou salles de sport.

La deuxième aide permettait déjà le remboursement de 70 à 90% (selon la taille) des frais d’une entreprise dont le chiffre d’affaires a diminué d’au moins 40%. Ce qui reste le cas. Mais pour des pertes plus importantes, de plus de 75% du chiffre d’affaires, la prise en charge s’élève désormais à 100%. Le calcul se fait par rapport au même mois en 2019. Alors qu’on prenait en compte le total de l’activité du groupe, on calcule maintenant par société individuelle. Sauf pour le montant du plafond, lui aussi augmenté.

Il passe à 30.000 euros par mois pour les entreprises de 0 à 9 salariés, à 150.000 euros pour celles de 10 à 49 salariés et à 300.000 euros pour celles de plus de 50 salariés.

«Ceci à dater du 1er février», précise Lex Delles.

Afin d’encourager les restaurateurs à poursuivre leur activité en take-away, le gouvernement a aussi décidé que jusqu’à 25% de leur chiffre d’affaires mensuel pourra être déduit du calcul des recettes, à condition qu’une fermeture légale soit imposée.

Prolongation de trois mois

Les deux subventions sont également prolongées de trois mois, jusqu’en juin 2021. La date limite pour les demander passe du 15 mai au 15 septembre 2021.

Les jeunes entreprises, créées pendant la crise, auront désormais elles aussi droit à ces aides. Il faut qu’elles aient démarré leur activité avant le 1er janvier 2021.

Des adaptations «possibles grâce aux nouvelles ouvertures qui nous ont été accordées par la Commission européenne», justifie Lex Delles. Malgré les demandes du secteur, elles ne seront pas rétroactives. Le ministre ajoute qu’elles seront réévaluées régulièrement, selon le «modèle luxembourgeois». «La crise nous a appris que la prévisibilité est difficile.»

Il prévoit aussi une campagne, entre communiqués et webinars, pour que «chaque entreprise éligible soit au courant des aides dont elle peut bénéficier». Depuis le début de la crise, la Direction générale des classes moyennes assure avoir versé près de 300 millions d’euros aux entreprises et indépendants.