ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Quels sont les éléments de votre offre de services aux start-up qui vous différencient des autres?

«Donner du temps plutôt que des infrastructures»


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L’écosystème start-up est en plein développement au Luxembourg. EY apporte sa pierre à l’édifice non pas en proposant des infrastructures, mais bien en mettant l’expertise de certains de ses collaborateurs au service de jeunes pousses innovantes, triées sur le volet.

Depuis quelques années, les start-up fleurissent au Grand-Duché. Elles répondent à une demande croissante en nouvelles solutions technologiques émanant des nombreux acteurs économiques présents sur le territoire luxembourgeois et actifs dans des secteurs variés. Reposant souvent sur des équipes réduites, ces structures ont souvent bien besoin d’un coup de pouce durant les premières années de leur existence. Celui-ci peut consister à mettre à disposition des locaux ou une infrastructure, à accorder un financement, ou encore à offrir un accompagnement humain. Depuis près de 10 ans, EY Luxembourg a choisi cette dernière option. «Notre programme ‘EYnovation’, né aux Pays-Bas et que nous partageons aussi avec nos collègues belges, se veut avant tout pragmatique», explique Olivier Lemaire, Partner, à la tête du programme EYnovation pour le Luxembourg. «Si la trame reste la même, nous voulons toutefois que l’accompagnement offert aux start-up soit personnalisé, qu’il réponde à leurs besoins précis.»

Partager son expertise et ses contacts

Le travail que mène EY Luxembourg avec les start-up commence par une sélection, sur base de dizaines de candidatures reçues. «Nous ne choisissons que 10 à 15 sociétés par cycle», poursuit Olivier Lemaire. «Celles-ci sont alors coachées durant six mois par des managers d’EY Luxembourg, de la façon la plus efficace pour leur développement. Il peut s’agir de les aider à établir un business plan, de revoir leur structure légale, de leur donner des conseils en matière de fiscalité, etc. Nous souhaitons être les plus flexibles possibles.» Si le manager est interrogé sur un sujet qu’il maîtrise moins bien, il fait alors appel à un autre membre de l’organisation, spécialisé dans cette matière.

Nous faisons aussi en sorte que les start-up que nous épaulons s’intègrent à toute une communauté, à travers des événements que nous organisons, par exemple.
Olivier Lemaire

Olivier Lemaire,  Partner,  EY Luxembourg

Durant ces six mois d’onboarding, EY Luxembourg partage également ses contacts avec les start-up. La société dispose en effet d’un carnet d’adresses bien fourni et peut accélérer la mise en contact des jeunes pousses avec des entreprises qui pourraient être intéressées par leurs services ou avec des investisseurs. «Nous faisons aussi en sorte que les start-up que nous épaulons s’intègrent à toute une communauté, à travers des événements que nous organisons, par exemple. Nous leur faisons aussi profiter de l’expertise développée par EY à travers le monde», précise Olivier Lemaire.

Une sélection ouverte à tous

Pour choisir les start-up qui intégreront le programme EYnovation, EY Luxembourg n’a pas d’a priori sur le secteur d’activité. Fintech, foodtech, IA, espace… La porte est ouverte à tous. D’autres éléments sont toutefois scrutés de près. «On regarde d’abord le niveau de développement de la société. Si elle n’a pas de proof of concept démontré, on passe notre chemin. Il faut que la société ait commencé à gagner des contrats, à engranger des revenus», indique le Partner d’EY Luxembourg. «Par ailleurs, nous voulons accompagner des projets qui soient réellement innovants et qui aient la capacité de se développer jusqu’à un certain niveau. Enfin, notre feeling personnel compte aussi: si nous sommes amenés à travailler longtemps avec des personnes, il faut que le courant passe bien.»

Nous analysons d’abord comment la start-up est capable de contribuer à l’innovation et à la digitalisation de nos processus internes.
Olivier Lemaire

Olivier Lemaire,  Partner,  EY Luxembourg

Au terme des six mois d’accompagnement, EY Luxembourg évalue les performances des start-up accompagnées à l’aune de leur potentiel de développement et d’expansion, mais aussi de deux autres critères importants. «Nous analysons d’abord comment la start-up est capable de contribuer à l’innovation et à la digitalisation de nos processus internes. Ensuite, nous voyons si elles peuvent proposer leurs services à certains de nos clients et intégrer une offre commune que nous leur faisons», détaille Olivier Lemaire.

La plupart du temps, les sociétés accompagnées deviennent ensuite des clients d’EY Luxembourg. «Étant donné que nous consacrons du temps à ces sociétés, nous espérons évidemment avoir un retour. Cela dit, notre volonté est aussi de contribuer réellement à l’écosystème du pays. Nous ne sommes donc pas exclusifs. Au contraire, nous travaillons avec des incubateurs de la Place et des venture capitalists. Rassembler les différents acteurs est un élément essentiel de notre travail au sein du programme EYnovation», conclut Olivier Lemaire.