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Le CSV demande une loi Covid-19 limitée



Engel vs Engel dimanche sur 100,7. (Photo: 100,7 / capture d’écran)

Engel vs Engel dimanche sur 100,7. (Photo: 100,7 / capture d’écran)

Le président du CSV, Frank Engel, a pu clarifier la position de son parti, dimanche, sur 100,7. Il était opposé au président de la fraction LSAP, Georges Engel. La discussion a notamment porté sur la «loi Covid-19», censée prendre le relais de l’état de crise.

La politique est de retour. Vendredi, l’opposition a indiqué qu’elle était «contre une loi Covid-19», résume le site de la Chambre des députés.

À l’occasion d’un point sur la situation avec le Premier ministre, Xavier Bettel (DP), les partis de l’opposition (CSV, ADR, Déi Lénk, Pirates) ont indiqué qu’ils étaient contre la «loi Covid-19» telle qu’elle fut présentée, à savoir un moyen législatif de prendre le relais de l’état de crise.

«L’idée est de créer une loi spécifique à la crise du Covid-19, et de passer par des règlements grand-ducaux dans le cadre de cette loi selon l’évolution de la situation. Le tout est destiné à couvrir la période qui suivra la fin de l’état de crise, donc à partir du 24 juin»,  note le site de la Chambre .

Xavier Bettel a précisé qu’il ne voulait pas un chèque en blanc, mais qu’il était difficile de prévoir la fin de la crise. L’opposition veut quant à elle jouer son rôle parlementaire et de contre-pouvoir.

Invité dimanche par 100,7 à débattre avec le président de la fraction LSAP, Georges Engel , le président du CSV, Frank Engel , a précisé que son parti était opposé à la mouture de l’avant-projet de loi telle que présentée.

Pour le CSV, il ne saurait être question de prolonger une situation telle qu’elle fut en mars dernier. La nouvelle loi, et donc la possibilité pour le gouvernement de recourir au règlement grand-ducal sans passer par la Chambre, devrait donc se limiter aux aspects sanitaires, estime Frank Engel. Les autres aspects (non sanitaires) liés au Covid-19 devraient passer par des lois séparées.

La suite de la gestion de la crise (notamment sur le plan des finances de l’État et des Communes) devrait se construire par un dialogue entre majorité et opposition, mais aussi entre partenaires sociaux, selon les propos échangés durant l’émission.

Georges Engel s’est notamment exprimé en faveur du chômage partiel, le considérant comme un élément important pour «stimuler la relance», et a estimé que l’idée de lever de nouveaux impôts le moment venu pour renflouer les caisses de l’État ne doit pas constituer un tabou.

Réécouter l’émission de 100,7.