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pandémie

Le confinement scolaire n’est pas au programme



Claude Meisch cherche l’équilibre parfait entre place à laisser au virus et place à laisser à l’enseignement. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

Claude Meisch cherche l’équilibre parfait entre place à laisser au virus et place à laisser à l’enseignement. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

Claude Meisch, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, est clair: l’école n’est pas un vecteur de diffusion du virus et n’a pas participé à l’accélération de la propagation observée ces dernières semaines!

Claude Meisch , ministre DP de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, a bien insisté lors d’une conférence de presse visant à faire «l’analyse de la situation du Covid-19 dans les établissements scolaires»: les scénarios mis en place depuis la rentrée ont montré leur efficacité en contrôlant la diffusion du Covid-19 au sein des établissements scolaires. Chiffres à l’appui.

Les statistiques présentées ce jeudi comme un «premier bilan» permettent de tirer quelques enseignements. Très relatifs tout de même si l’on considère que les jeunes sont réputés être plus asymptomatiques que leurs aînés et que beaucoup de cas passent donc sous les radars.

Vidéos: revivez la conférence de presse de Claude Meisch, en luxembourgeois et en français (traduction simultanée)

En se basant sur les données compilées depuis la rentrée jusqu’au début des vacances de la Toussaint, il semble que les cas touchent plus l’enseignement secondaire que l’enseignement fondamental. Et dans ce dernier, le classique est moins touché que le général. Sans que l’on puisse vraiment expliquer pourquoi.

Toute la politique du ministère est basée sur la balance à faire entre la place laissée à l’école au virus et l’enseignement.

Et pour Claude Meisch, la réponse est claire: c’est l’enseignement qui doit primer! Et l’enseignement de qualité est l’enseignement qui se fait en présentiel. Et si les scénarios pour un enseignement en alternance ou totalement à distance existent, le ministre pose ouvertement la question de savoir si les efforts que devront faire toutes les parties prenantes (enseignants, élèves et familles) en valent véritablement la chandelle.

Rassurer les parents

Cette option ne sera déclenchée que si le gouvernement prenait la décision d’un reconfinement, global ou partiel. L’école se calera alors sur ce qui est décidé au niveau global. La balle revient donc dans le camp Xavier BettelPaulette Lenert .

Pour répondre aux critiques qui s’abattent sur son action, Claude Meisch a présenté quelques retouches à son plan d’action. Les scénarios 1 et 2, respectivement la mise à l’écart d’une classe au sein de l’établissement en cas de présence d’une personne infectée et sa mise en quarantaine s’il y a deux cas, restent intacts. «Ils ont permis de stopper la propagation du virus». Les conditions du scénario 3 sont affinées. C’est désormais au-delà de cinq élèves touchés que les classes seront exclues.

Le ministre a également présenté quelques mesures censées rassurer les parents. Dans l’enseignement primaire, le port du masque sera obligatoire dès lors que l’enfant ne sera plus assis à sa place. Pour ce qui est de la restauration scolaire, les tablées seront désormais imitées à quatre personnes. Quatre personnes, est également la limite au-delà de laquelle les réunions entre adultes devront se faire en digital. Citons encore la distribution d’ordonnances de dépistage directement au sein des établissements scolaires. Ainsi que la possibilité de tester les enfants dans le fondamental à l’école. Avec l’accord des parents.

12% des infections se font à l’école, 43% dans les familles. L’origine du reste est encore indéterminée.