POLITIQUE & INSTITUTIONS — Justice

RÉMUNÉRATION AU SEIN DE L’ASBL CSV FRËNDESKREES

9 mois de prison avec sursis requis contre Frank Engel



Frank Engel a quitté la présidence du CSV et rendu sa carte de parti. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne/archives)

Frank Engel a quitté la présidence du CSV et rendu sa carte de parti. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne/archives)

Le ministère public a requis, contre l’ancien président du CSV, une peine de neuf mois de prison avec sursis et une amende. Six mois avec sursis sont aussi demandés à l’encontre de Félix Eischen et d’André Martins.

Les prévenus seront fixés sur leur sort le 9 décembre quand le tribunal rendra son jugement dans le cadre du dossier dit «de la Frëndeskrees» . Et celui-ci sera évidemment très attendu, car pouvant avoir des conséquences, par ailleurs.

Frank Engel , ancien président du CSV qui depuis lors a rendu sa carte de parti, a entendu le ministère public réclamer à son encontre neuf mois de prison avec sursis et une amende, pour des faits de faux et usage de faux, fraude et abus de confiance. Pour rappel, celui-ci a bénéficié d’une rémunération durant sept mois, de juin à décembre 2020, d’un total de 40.000 euros, en tant que chargé de mission au sein de l’asbl CSV Frëndeskrees. Il devait assurer la représentation externe de l’asbl, le recrutement de nouveaux membres et la préparation de la transformation de l’association en fondation. Un contrat contesté par des députés de son parti, qui l’avaient dénoncé au Parquet en mars dernier .

6 mois avec sursis contre Eischen et Martins

Mais la décision de justice pourrait aussi porter un nouveau coup au CSV. En effet, Félix Eischen , ancien secrétaire général du parti, risque pour sa part six mois de prison avec sursis et une amende, tout comme André Martins, ancien trésorier de l’asbl Frëndeskrees. Le Parquet est convaincu qu’ils ont contribué à créer un emploi fictif.

Georges Heirendt, ancien trésorier général du CSV, et Georges Pierret, membre de l’asbl CSV Frëndeskrees, encourent une amende. Tout comme Stéphanie Weydert  et Elisabeth Margue , qui occupent des postes en vue au sein de la hiérarchie du parti. Si les faits qu’on leur reproche sont établis, se posera inévitablement la question de leur avenir politique.