POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Conséquences du Covid-19

Une union des forces pour l’aviation?



Le secteur de l’aviation, un véritable écosystème dans lequel l’État est très présent. (Photo: Edouard Olszewski / archives Paperjam)

Le secteur de l’aviation, un véritable écosystème dans lequel l’État est très présent. (Photo: Edouard Olszewski / archives Paperjam)

L’aviation va faire l’objet, mardi, d’une réunion entre le gouvernement, les syndicats et les représentants patronaux. Une tripartite nécessaire pour un secteur qui doit faire face à une crise inédite.

Des vols cargo non-stop pour acheminer du matériel médical et, dans le même temps, des avions commerciaux cloués au sol. La première phase de la pandémie du Covid-19 a laissé apparaître un important paradoxe pour le secteur de l’aviation, qui se retrouve confronté à une crise sans précédent.

La baisse du trafic aérien a par exemple conduit Airbus à supprimer 15.000 emplois sur différents sites , en attendant de retrouver un retour à un niveau d’avant-crise d’ici 2023, voire 2025. De nombreuses compagnies aériennes ont dû aussi faire appel aux États pour leur venir en aide.

Quelle est la situation au Luxembourg? L’emploi est-il menacé? Comment accompagner la transformation du secteur aérien? Ces questions seront sans nul doute abordées ce mardi, lors d’une réunion tripartite initiée par le ministre des Travaux publics et de la Mobilité, François Bausch (Déi Géng), et intitulée «Aviation, ensemble avec les représentants patronaux et syndicaux».

Réuni ce lundi matin, l’OGBL demande avant tout des éclaircissements sur l’état des lieux de la situation, alors qu’une partie des vols estivaux ont repris pour Luxair. Le syndicat demande que cet important pilier économique fasse l’objet d’efforts concertés et planifiés, notamment pour maintenir l’emploi.

Le LCGB et le NGL-SNEP ont quant à eux appelé à un «piquet pour l’avenir» en prélude à la tripartite, une action de «solidarité pour un futur commun de l’aviation luxembourgeoise», qui se déroulera à 8 heures, devant le ministère des Transports à la place de l’Europe, où se tiendra la réunion.

25.000 emplois, 5% du PIB

«L’été peut encore être sauvé» , mais, à court terme, «Luxair doit survivre» , résumait le nouveau CEO de la compagnie aérienne nationale, Gilles Feith , lors d’une interview accordée à Paperjam.

Représentant quelque 25.000 emplois et 5% du PIB, le secteur aérien représente un véritable écosystème à préserver. Au Findel, l’État pèse lourd en tant qu’actionnaire majoritaire, voire unique, de nombreux acteurs. Il lui reviendra logiquement un rôle de premier plan dans les nouvelles mesures de soutien éventuelles, en complément d’un chômage partiel d’ores et déjà utilisé.