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Revue de presse

Selon Taina Bofferding, une «taxe Covid» reste d’actualité



Taina Bofferding a évoqué ce week-end l’idée de taxer plus fortement les entreprises qui ont réalisé des bénéfices importants durant la crise sanitaire. (Photo: Arthur Ranzy/archives)

Taina Bofferding a évoqué ce week-end l’idée de taxer plus fortement les entreprises qui ont réalisé des bénéfices importants durant la crise sanitaire. (Photo: Arthur Ranzy/archives)

La ministre de l’Intérieur, Taina Bofferding, a indiqué lors d’une interview qu’une réforme de l’impôt foncier restait d’actualité. Tout comme une «taxe corona» envers les entreprises qui ont réalisé des bénéfices pendant la crise sanitaire. 

Taina Bofferding (LSAP), ministre de l’Intérieur, a indiqué dans le cadre d’une interview donnée à RTL ce week-end lors de l’émission «Background am Gespréich» que l’idée d’une «taxe Covid» était toujours d’actualité. Proposée voici quelques mois, cette hypothèse avait suscité la controverse.

Une telle taxe serait théoriquement appliquée aux entreprises qui ont réalisé des bénéfices importants pendant la crise du coronavirus et en lien avec celle-ci, bien que les détails sur la façon dont les taux d’imposition seraient calculés aient été minces.

Taina Bofferding a indiqué que la dette de la crise ne devrait pas être transmise aux générations futures. Pour elle, des taux d’imposition plus élevés sur les sociétés pourraient être appliqués pendant une période déterminée après la fin de la crise, afin de rembourser les emprunts publics.

Au cours de la même interview, Mme Bofferding a proposé une réforme de l’impôt foncier luxembourgeois, déclarant que les terrains devraient être évalués à leur valeur actuelle, «et non à leur valeur en 1941, ce n’est pas juste».

Les partenaires de la coalition n’en veulent pas

En mars, Dan Kersch , vice-Premier ministre et ministre du Travail (LSAP), avait le premier lancé l’idée d’une «taxe Covid» , arguant que «certaines personnes sortent gagnantes de la crise». L’idée s’est heurtée à l’opposition des partenaires de la coalition et des chefs d’entreprise, et avait apparemment été mise de côté.

Dans une interview accordée à Delano au début de l’année, Xavier Bettel , le Premier ministre (DP), avait déclaré: «Nous ne devrions pas stigmatiser certaines entreprises qui ont modifié leur mode de fonctionnement pendant la pandémie. Les entreprises qui ont fait des bénéfices pendant la crise ont déjà été taxées.»

Plus récemment, dans un autre long entretien avec Delano et Paperjam, il a confirmé: «Pour moi, il n’y a pas eu de gagnants dans cette crise, nous avons tous souffert de cette crise, tous. Et ceux qui ont gagné plus sont imposés plus. En outre, des entreprises qui, par exemple, produisaient des alcools forts ont produit du gel hydroalcoolique pour se laver les mains. Elles ont peut-être gagné plus, mais elles ont opéré un changement. Nous devons être fiers que certaines personnes aient pris des initiatives et montré de la flexibilité pour changer les choses.»

M. Bettel a toutefois exprimé son intérêt pour une augmentation des taxes sur les biens immobiliers non utilisés.