LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Mobilité

un réseau plus dense

Le RGTR revu et corrigé par ses usagers



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François Bausch promet un réseau de bus offrant des horaires plus étendus et étoffés le dimanche. (Photo: Matic Zorman /Archives Maison Moderne)

Le réseau de bus régional va voir son offre étoffée en semaine comme le week-end à la suite d’une consultation des communes et des voyageurs.

Le RGTR avait déjà connu plusieurs modifications  en septembre dernier  tenant notamment compte du chantier du tram. Le ministre de la Mobilité et des Travaux publics,  François Bausch , avait dans la foulée exposé les résultats  d’une réflexion plus profonde  sur la vocation régionale du réseau de transports, l’idée sous-jacente étant de libérer le centre-ville de dizaines de lignes RGTR tout en desservant le maximum de communes. Il était question de ramener à 157 le nombre de lignes sillonnant le pays contre 234 jusqu’à présent, d’améliorer la mobilité de loisirs en proposant davantage de trajets le soir et le week-end, avec un budget similaire.

Initialement promis dès le printemps 2020, ces changements ont été affinés à la suite du bilan tiré de «quatre ans d’étroite collaboration avec les communes et les citoyens». Le ministère a en effet recueilli les commentaires, besoins et suggestions de 38.000 usagers à travers l’enquête Luxmobil et à travers la dizaine de séances publiques organisées en 2016.

70 millions de kilomètres parcourus

81 des 102 communes du pays ont soumis leur avis au ministère, ainsi que 534 personnes à titre individuel. 26% des commentaires concernaient la connexion d’une zone à une autre, et 24% l’ajout ou l’enlèvement d’un arrêt. Les autres préoccupations (cadence, horaires, tracé, correspondances, infrastructures…) ont fait l’objet de 4 à 9% des commentaires.

Des réponses qui ont amené le ministère de la Mobilité à corriger le tir. De 158 lignes prévues à l’issue de ses réflexions, le RGTR passera à 179 lignes, et 115 tracés seront modifiés. Au final, le réseau couvrira près de 70 millions de kilomètres contre 52 millions actuellement et à peine plus de 60 millions d’après la première mouture de la réorganisation.

Les usagers et les communes ont insisté sur la nécessité d’offrir un service commençant plus tôt le matin et s’arrêtant plus tard le soir. Ainsi, en 2022, au terme de la réorganisation, 400 lignes démarreront dès 5h du matin contre 250 aujourd’hui. Et 200 lignes continueront à fonctionner jusque 23h, contre à peine plus de 50 à l’heure actuelle. La différence se sentira surtout le dimanche avec une augmentation de 380% du volume kilométrique.

Une fois la réorganisation terminée, le Luxembourg aura un réseau de bus national des plus denses et complets d’Europe.
François Bausch

François Bausch,  ministre de la Mobilité et des Travaux publics

Avec ces changements, qui seront mis en place graduellement jusqu’en septembre 2021, le transport public au Luxembourg desservira 99,92% de la population. «Seulement 0,08% de la population (environ 500 personnes) n’aura pas d’offre de transport public régulier dans leur localité, mais souvent une offre de bus ou de train à moins d’un kilomètre», indique le ministère.

Cette réorganisation s’inscrit dans le schéma global de mobilité visant à convaincre davantage de résidents et de frontaliers de laisser leur voiture à leur domicile ou dans un P+R en rendant le trajet en bus plus compétitif. La multiplication de liaisons transversales ne s’arrêtant pas à Luxembourg-ville y concourt également.

«Une fois la réorganisation terminée, le Luxembourg aura un réseau de bus national des plus denses et complets d’Europe», assure M. Bausch, qui prêchera la bonne parole dans les prochaines semaines puisqu’il présentera la nouvelle carte du RGTR dans dix communes, de Redange-sur-Attert à Echternach en passant par Remich et Mersch.