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Une première mini-tripartite dédiée à ArcelorMittal



570 emplois sont menacés chez ArcelorMittal Luxembourg, a annoncé la direction la semaine passée. (Photo: Matic Zorman/Archives)

570 emplois sont menacés chez ArcelorMittal Luxembourg, a annoncé la direction la semaine passée. (Photo: Matic Zorman/Archives)

Direction d’ArcelorMittal Luxembourg, syndicats et membres du gouvernement doivent se rencontrer ce lundi en seconde partie d’après-midi. Une réunion prévue de longue date, mais qui, suite aux annonces récentes, doit servir à poser les jalons des négociations à venir.

L’annonce d’ArcelorMittal Luxembourg de sa volonté de réduire ses effectifs de 570 unités ne date que du jeudi 10 septembre, mais déjà les premières négociations débutent. Ce lundi en seconde partie d’après-midi, direction locale, syndicats et membres du gouvernement doivent se rencontrer dans un contexte qui fait penser à la mini-tripartite demandée par les représentants des travailleurs et approuvée par l’entreprise.

Une réunion en urgence? Pas vraiment puisqu’il «s’agissait d’une réunion prévue de longue date dans le cadre du suivi de l’ancienne tripartite. Mais, évidemment, les annonces récentes lui donnent une autre importance et il est évident qu’il en sera question», dit-on depuis les rangs syndicaux.

De cette rencontre, il ne faut sans doute attendre aucune décision concrète. D’autant que quelques-uns ne seront pas présents, comme Nora Back , la présidente de l’OGBL, ou le Premier ministre,  Xavier Bettel (DP). 

Des questions qui attendent des réponses

«Il y a encore trop de questions qui attendent des réponses, de choses floues», explique Stefano Araujo, de l’OGBL. «Tout le monde a été pris de court.» Mais même sans connaître tous les détails, les syndicats sont très inquiets. « Dire que l’on va supprimer 15% des postes, c’est très facile . Les outils sont aussi connus: cellule de reclassement, retraite anticipée… Mais là encore, tout est plus compliqué. Si 15% du personnel s’en va, est-ce que les usines peuvent encore fonctionner? Quelle sera la sécurité de ceux qui restent? Quels sacrifices va-t-on leur demander, alors qu’ils en ont déjà fait beaucoup avec le Covid?»

Les syndicats répètent encore une fois privilégier «le dialogue social» et cela dans «le cadre d’ une tripartite qui est l’outil privilégié . Mais pour cela, il faut être à trois à le vouloir.» Le gouvernement ne saurait s’y opposer et la direction d’ArcelorMittal Luxembourg approuverait aussi. «Oui, c’est ce qu’elle dit pour le moment. Mais après les intentions, on veut de la concrétisation», conclut Stefano Araujo.

Le résultat de ce premier tour de table sera communiqué aux députés de la commission du travail ce mardi matin.