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Comment ArcelorMittal veut gérer sa restructuration



Des départs auront lieu à la production, mais aussi dans les services administratifs. (Photo: Matic Zorman/Archives)

Des départs auront lieu à la production, mais aussi dans les services administratifs. (Photo: Matic Zorman/Archives)

ArcelorMittal Luxembourg a annoncé, ce jeudi 10 septembre, la suppression de 570 emplois sur ses sites. Selon l’entreprise, l’utilisation de tous les outils sociaux disponibles sera discutée avec les syndicats et les représentants de l’État.

570 emplois supprimés: c’est la très mauvaise nouvelle annoncée par ArcelorMittal Luxembourg ce jeudi 10 septembre. Une mesure qui fait suite à la dégradation générale du marché mondial de l’acier .

Alors que le conseil d’administration a, selon ArcelorMittal, «effectué ce matin un état des lieux et communiqué sur sa décision», les premiers contacts avec les syndicats n’ont pas encore eu lieu. Cela ne saurait tarder.

En attendant, ArcelorMittal compte débattre de tous les outils disponibles avec les autres parties prenantes.

Certaines possibilités n’ont pas «besoin» de concertation. Notamment les départs possibles à la retraite ou en préretraite. Voire la prolongation de certaines mesures de chômage. «Nous allons bien entendu y avoir recours. Des gens étaient en effet en fin de carrière», explique Pascal Moisy, responsable de la communication chez ArcelorMittal Luxembourg.

Une autre possibilité serait d’envisager la préretraite pour travail posté de nuit. Peuvent en bénéficier les ouvriers qui ont travaillé en pause, et donc effectué du travail de nuit.

Les autres mesures possibles doivent, pour leur part, être concertées.

Préretraite-ajustement, reconversion, plan social

En fait partie la mesure de préretraite-ajustement. «C’est une disposition ancienne, qui remonte à la crise de la sidérurgie des années 70 et 80», explique Pascal Moisy. «Il faudra voir si nous pouvons y recourir.»

La cellule de reclassement est la seconde mesure possible. Elle permet la mise à disposition de personnel selon les besoins, celui-ci continuant à toucher son salaire plein.

Détail piquant: voici quelques années, en comité de suivi tripartite, ArcelorMittal Luxembourg avait annoncé que ces deux outils ne seraient plus «nécessaires».

Enfin, il reste le plan social en tant que tel. Pourrait-il être la dernière issue? «Non, c’est une possibilité comme une autre. Nous ne fermons la porte à aucune solution», répond ArcelorMittal.