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E411

Pas encore de bilan pour la bande de covoiturage



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De longs travaux avaient été nécessaires côté belge pour rénover l’autoroute et créer une bande de covoiturage. (Photo: Sofico / Archives)

La bande de covoiturage entre Arlon et le poste-frontière de Sterpenich aura bientôt atteint le cap des six mois de service. Mais le gestionnaire wallon des infrastructures refuse de tirer tout bilan intermédiaire.

Inaugurée au mois de mai dernier, la bande de covoiturage de la E411, entre Arlon et le poste-frontière de Sterpenich, est réellement entrée en service en juin. Après six mois devrait sonner l’heure d’un premier bilan. Il n’en sera rien.

«Ce n’est pas prévu», répond Elodie Christophe, la porte-parole de la Sofico. «Un premier bilan sera dressé après un an d’utilisation, et même un an et demi. Pour le moment, nous ne faisons donc aucun commentaire. Nous voulons réellement laisser à ce service le temps de s’installer dans les mœurs des usagers.» 

Les impressions sont en effet assez diverses. Pour certains, cette bande de circulation est un succès. Pour d’autres, il s’agit d’un «gadget» qui sert surtout aux camions qui circulent dessus en infraction et qui est inefficace tant que des parkings de covoiturage ne seront pas créés à des endroits stratégiques.

La prolongation sur l’A6 toujours d’actualité

La Sofico compte pour sa part à terme dresser un bilan objectif, sur base de données chiffrées, enregistrées via les caméras intelligentes qui jalonnent les 11 kilomètres de voirie. Les impressions des usagers ne peuvent en effet suffire. Et pas question donc de comparer le tronçon Arlon-Sterpenich avec le projet pilote mené entre Wavre et Bruxelles. 

L’efficacité de cette bande de covoiturage belge dépendra en grande partie de sa prolongation sur l’A6, au-delà de la frontière. Le ministre François Bausch avait annoncé des travaux en ce sens, avec une fin prévue en 2023 . «Ce chantier reste toujours d’actualité», confirme le ministère de la Mobilité.

Le Luxembourg teste aussi jusqu’au 20 décembre une limitation de vitesse à 90km/h . Selon les résultats, d’autres initiatives pourraient être prises pour fluidifier le trafic vers Luxembourg, l’A6 étant la porte d’entrée quotidienne de milliers de travailleurs frontaliers belges.