PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Banques

Entrepreneurs fragilisés

Microlux cherche des donateurs pour soutenir le microcrédit



Rémy Jacob, président de Microlux, lance un message d’urgence afin de pouvoir aider les microentrepreneurs exclus des circuits bancaires. (Photo: Microlulx)

Rémy Jacob, président de Microlux, lance un message d’urgence afin de pouvoir aider les microentrepreneurs exclus des circuits bancaires. (Photo: Microlulx)

Pour mieux soutenir les petits entrepreneurs qui n’ont pas accès au crédit bancaire, Microlux veut proposer des microcrédits dont une partie bénéficiera d’un taux de 0%. Pour les garantir, elle fait appel à la générosité des Luxembourgeois afin de constituer un fonds de garantie.

Habituée à soutenir, par des microcrédits, les petits entrepreneurs qui n’entrent pas dans le circuit de la clientèle des banques, la jeune société luxembourgeoise Microlux souhaite encore mieux élaborer sa gamme de produits afin d’aider les nouveaux candidats à franchir le pas, malgré un contexte incertain.

«Avec la crise sanitaire, certaines personnes sont quasiment contraintes de créer leur propre entreprise pour trouver un emploi. Mais elles hésitent à franchir le pas avec la crainte de ne pas pouvoir assurer le remboursement d’un prêt», explique Rémy Jacob, le président de la jeune institution.

Son idée est d’introduire le «prêt d’honneur» dans les outils que peut proposer Microlux. De quoi s’agit-il ? D’un prêt sur une partie du crédit total accordé qui bénéficiera d’un taux de 0% et qui pourra être remboursé de manière différée, avec un délai maximum de 24 mois. «Ce système du prêt d’honneur existe notamment pour les prêts étudiants qui peuvent être remboursés à la fin des études», explique le président de Microlux.

Il explique aussi que, depuis sa création en 2016, Microlux réfléchit à introduire un prêt à 0% pour mieux soutenir les initiatives. «Dans le contexte actuel, il y a désormais urgence de le faire, nous voyons des demandes arriver», insiste-t-il.

Mais pour y parvenir, il est aussi nécessaire de créer un fonds de garantie qui permettra de couvrir ces prêts. Ils ne peuvent en effet pas être couverts par des fonds européens, comme le sont les prêts classiques à intérêt de l’institution.

Selon nos estimations actuelles, nous aurons besoin d’un montant compris entre 150.000 et 250.000 euros.

Rémy Jacob,  président,  Microlux

Le spécialiste luxembourgeois du microcrédit fait donc cette fois appel à la générosité des Luxembourgeois, citoyens ou grandes institutions, afin de pouvoir constituer ce fonds. «Selon nos estimations actuelles, nous aurons besoin d’un montant compris entre 150.000 et 250.000 euros», calcule-t-il.

La constitution du fonds se fera sous forme de dons. Dans le cas d’institutions intéressées, monsieur Jacob se propose de discuter au cas par cas. Pour les dons individuels, il envisage un passage par le Fonds Covid-19 lancé par la Fondation de Luxembourg en avril 2020 pour lutter contre la pandémie. «Il offre la transparence et assure la déductibilité fiscale des dons», note-t-il.

Les personnes intéressées peuvent prendre contact avec Microlux par e-mail ( [email protected] ) ou par téléphone (+352 45 68 68 75).