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La mauvaise gestion de Will Kreutz devant la justice



La cour d’appel doit examiner la validité de la demande de dommages et intérêts de l’ancien associé Lex Benoy. (Photo: Maison Moderne/archives)

La cour d’appel doit examiner la validité de la demande de dommages et intérêts de l’ancien associé Lex Benoy. (Photo: Maison Moderne/archives)

L’«enfant terrible» de la communication attend la décision en appel dans son procès autour de sa gestion de l’agence Kreutz & Friends Communication and Design Sàrl, tombée en faillite en 2015.

De Sam’s à addedvalue , en passant par Made By Sam, la carrière de Will Kreutz navigue entre coups marketing et claquements de porte. Jusqu’à le mener devant la justice pour un procès en appel, relate Reporter.

Trois ans après avoir renoncé à attaquer en justice Moulin Dieschbourg  pour ce qu’il considérait comme un plagiat de son «Roude Léiw Kaffi», c’est Will Kreutz lui-même qui se retrouve à la barre, rattrapé par la justice après la faillite de son agence de communication Kreutz & Friends Communication and Design Sàrl (K&F) en décembre 2015.

C’est la curatrice de la faillite qui a constaté les faits conduisant à l’enquête judiciaire à l’encontre de M. Kreutz. Défaut de publication des bilans entre 2011 et 2014, arriérés d’impôts et utilisation du compte de l’entreprise à des fins personnelles témoignent de la gestion déviante du communicant. K&F a ainsi laissé un passif de 230.000 euros, dont 177.000 euros de dette du compte courant associé. Ce qui pouvait provenir d’un détournement de fonds, selon la curatrice.

Un associé mécontent

Will Kreutz a été condamné par le tribunal correctionnel pour banqueroute frauduleuse à l’été 2019 à une peine d’emprisonnement de 12 mois assortie du sursis intégral, son casier judiciaire étant vierge, et 2.500 euros d’amende pour abus de biens sociaux et blanchiment.

Le procès en appel qui se joue en ce mois de mai tient à la demande de Lex Benoy, ancien associé de K&F, de récupérer sa mise de plus de 180.000 euros début 2012, par laquelle il avait pris 40% de participation dans la société. «Nous sommes ici parce que Will Kreutz a détourné 177.000 euros, trois ans avant la faillite de la société qui ne s’en est jamais remise», affirme son avocat, qui réclame 187.615 euros entre pertes d’investissement et préjudices matériel et moral. Cette demande de la partie civile n’avait pas été accueillie par les juges de première instance, qui attribuaient le déclin de l’agence à sa mauvaise gestion et aux différends entre associés.

Le ministère public a requis la confirmation de la peine d’emprisonnement de 12 mois avec sursis. Décision attendue le 26 mai.