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Frontières

Le Luxembourg placé en zone rouge par la Belgique



Les voyageurs qui souhaitent rester plus de 48 heures en Belgique devront remplir un formulaire d’identification. (Photo: Shutterstock)

Les voyageurs qui souhaitent rester plus de 48 heures en Belgique devront remplir un formulaire d’identification. (Photo: Shutterstock)

La Belgique a placé le Luxembourg en zone rouge, ce qui impactera la possibilité de franchir la frontière entre les deux pays concernant les voyages non essentiels.

Le Luxembourg est à nouveau considéré comme zone à risque par la Belgique . Ce mercredi 23 septembre, il est en effet annoncé que le Grand-Duché bascule de «zone orange» en «zone rouge», une nouvelle classification qui s’applique pour les voyages non essentiels, comme les voyages touristiques. Les travailleurs frontaliers ne sont donc pas concernés.

Les voyages en provenance de Belgique vers le Luxembourg «ne sont pas possibles ou pas autorisés», selon le site du service public fédéral des Affaires étrangères belge .

Mais, à partir de ce vendredi, ces voyages ne seront plus que «strictement déconseillés», le site du service public fédéral des Affaires étrangères belge précisant qu’«à partir de ce vendredi 25 septembre 2020, le gouvernement a pris la décision de remplacer l’interdiction de voyager vers une zone rouge par un avis strictement déconseillé de voyager vers un tel territoire».

Quant aux voyageurs revenant du Luxembourg, si la quarantaine et le dépistage sont seulement recommandés pour l’instant, ceux-ci deviendront obligatoires au retour du Luxembourg à partir de vendredi 16 heures. Et pour les voyageurs qui souhaitent rester plus de 48 heures en Belgique, ils devront remplir un formulaire d’identification .

«Pas une surprise»

Ce classement en tant que zone à risque n’est pas une surprise pour le gouvernement. Mercredi, la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP) a expliqué savoir parfaitement «que le Luxembourg est le 4e pays européen au nombre de contaminations pour 100.000 habitants. Partout en Europe, les chiffres montent et on voit que c’est surtout le cas dans les grandes villes. Quelque part, notre pays est une grande ville et nous avons les mêmes difficultés que celles-ci, sans bénéficier de la moindre pondération en fonction de cette situation.» 

Néanmoins, le gouvernement estime qu’il n’y a aucune raison de modifier les mesures prises et définies dans les lois Covid.  La situation dans les hôpitaux est sous contrôle, le taux de reproduction du virus étant pour sa part stable.