POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

restrictions aux frontières

Le Luxembourg n’est plus un pays à risque pour l’Allemagne



Les restrictions de séjour en Allemagne à l’encontre des résidents du Grand-Duché sont levées. (Photo: Matic Zorman/Archives/Maison Moderne)

Les restrictions de séjour en Allemagne à l’encontre des résidents du Grand-Duché sont levées. (Photo: Matic Zorman/Archives/Maison Moderne)

Le gouvernement fédéral allemand a décidé ce mercredi de retirer le Luxembourg de sa liste des pays à risque en termes de circulation du SARS-CoV-2. De quoi susciter le «soulagement» du ministre des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn.

Faisant suite aux démarches insistantes du gouvernement DP-LSAP-Déi Gréng, mais aussi à l’accalmie sur le front des nouvelles contaminations au Grand-Duché, l’Allemagne a finalement radié mercredi le Luxembourg de sa liste des pays à risque. Le Luxembourg y figurait depuis le 14 juillet dernier .

Le ministère des Affaires étrangères rappelle les effets de cette décision sur la vie quotidienne des «citoyens des deux côtés de la frontière», et ce «pour la deuxième fois en quelques mois» puisque la frontière avait déjà été partiellement fermée durant la première vague de Covid-19. Étudiants et patients ont ainsi été empêchés de passer, tandis que les touristes luxembourgeois en vacances outre-Moselle ont régulièrement été pointés du doigt par d’autres clients en raison de la hausse des contaminations début juillet.

«De telles mesures altèrent profondément le vivre-ensemble dans une région aussi interconnectée que la Grande Région autour du Luxembourg», souligne Jean Asselborn  (LSAP) dans un communiqué. «Nous devrions garantir une coordination bilatérale plus étroite à l’avenir, afin que cela ne se reproduise pas.» Il remercie au passage les länder de Rhénanie-Palatinat, de Sarre et de Rhénanie du Nord-Westphalie pour leur «étroite collaboration» permettant de «trouver des solutions pragmatiques dans de nombreux cas».

Soulignant que son pays présente «le plus haut taux de tests dans l’UE», M. Asselborn rappelle le soutien du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) envers les pays engagés dans un dépistage massif leur permettant d’être «mieux équipés pour déceler rapidement une hausse des cas, identifier les groupes à risque et limiter ainsi les risques d’une augmentation supplémentaire des infections».

Le chef de la diplomatie luxembourgeoise reprend son plaidoyer répété depuis plusieurs semaines, alors que se multipliaient les restrictions à l’encontre des voyageurs venant du Luxembourg: «Cela ne se peut pas qu’un pays qui applique de manière cohérente les recommandations de l’ECDC, comme le Luxembourg, soit confronté au bout du compte à des mesures restrictives. (…) Les droits consacrés par les traités européens que sont la liberté d’établissement, de circulation et de séjour ont été limités ces derniers mois par quelques États membres dans le cadre de la pandémie. Nous avons besoin d’une approche européenne plus claire, afin de surmonter cette crise ensemble au plus vite.»