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Réponse parlementaire

Les investissements pour l’usine Fage revus à la hausse



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Interrogée par le député Claude Wiseler (CSV), Carole Dieschbourg confirme que «le budget d’investissement évoqué pour la phase 1 est entre-temps passé à 170 millions de dollars (155 millions d’euros, ndlr)», pour le projet de l’usine Fage à Bettembourg, contre 100 millions d’euros initialement annoncés. (Photo: Commission européenne/archives)

Le budget d’investissement pour la construction de l’usine Fage à Bettembourg est désormais de 170 millions de dollars, soit 155 millions d’euros, contre 100 millions d’euros précédemment annoncés, comme l’explique la ministre de l’Environnement dans une réponse parlementaire.

Si la réponse parlementaire de la ministre de l’Environnement Carole Dieschbourg (Déi Gréng) publiée mardi ne permet pas d’en savoir plus sur l’avancée concrète de l’usine Fage à Bettembourg, on en apprend plus sur les chiffres-clés de ce projet, qui fait couler beaucoup d’encre depuis son annonce en 2016 .

Interrogée par le député Claude Wiseler (CSV) concernant l’investissement évoqué par la radio 100,7, qui fait état d’un montant de 150 millions d’euros, contre 100 millions d’euros initialement annoncés, Carole Dieschbourg confirme que «le budget d’investissement évoqué pour la phase 1 est entre-temps passé à 170 millions de dollars (155 millions d’euros, ndlr), notamment sous l’effet d’investissements additionnels auxquels l’investisseur consentirait pour satisfaire aux obligations environnementales.»

«La phase 2 permettrait de porter la production à 80.000 tonnes par an moyennant un investissement additionnel de 70 millions de dollars (64 millions d’euros, ndlr) et entraînerait un doublement de l’emploi. Le total de l’investissement dépasserait dès lors le montant annoncé lors de la réunion des commissions parlementaires du 29 mars 2018. Le marché européen et notamment le marché communautaire seront servis à partir de l’usine luxembourgeoise.»

Une station d’épuration sur place

Et sur l’épineux sujet de la consommation d’eau nécessaire à la production des yaourts, Carole Dieschbourg explique que «le Syndicat des eaux du sud (SES) [sera] en mesure d’augmenter les quantités d’eau distribuées et de fournir de l’eau à de nouveaux gros clients à partir de 2021, date de mise en service de la nouvelle usine de traitement du Sebes (Syndicat des eaux du barrage d’Esch-sur-Sûre) à Eschdorf».

La ministre de l’Environnement précise également qu’une «station d’épuration idoine sera installée sur une surface de quelque 1,3 hectare», contrairement à l’usine américaine Fage qui «déverse ses eaux de production et de rinçage dans une station d’épuration communale».