POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Nicolas Buck

«Il faut préserver les entreprises et l’emploi»



«Les plus vulnérables sont les plus petites entreprises», appuie Nicolas Buck. (Photo: Matic Zorman / archives Paperjam)

«Les plus vulnérables sont les plus petites entreprises», appuie Nicolas Buck. (Photo: Matic Zorman / archives Paperjam)

Le président de l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) en appelle au gouvernement pour assurer la pérennité des petites entreprises qui vont être touchées par une double crise: sanitaire et économique. «Il faut continuer à travailler», appuie Nicolas Buck.

«Il faut préserver la pérennité des entreprises. Nous attendons, le plus vite possible, lors du prochain conseil de gouvernement, des signaux du gouvernement pour que les entreprises – en particulier les petites – qui ont des difficultés ne soient pas sous pression», résume Nicolas Buck .

Au lendemain des annonces du Premier ministre, Xavier Bette l (DP), pour tenter de stopper la pandémie de coronavirus et dans la perspective d’une nouvelle période de crise économique, le président de l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) en appelle à l’exécutif pour prémunir les entreprises des chocs à venir.

«La priorité est de préserver l’emploi et le niveau de cash dans les entreprises», ajoute Nicolas Buck, en demandant auprès du grand créancier qu’est l’État des mesures rapides et concrètes, utiles pour le quotidien des entreprises: le report des charges sociales, des impôts ou encore de la TVA. Et, à l’inverse, que la TVA aux entreprises soit payée le plus rapidement possible.

«Les plus vulnérables sont les plus petites entreprises qui ont parfois des réserves disponibles de 5.000 ou 10.000 euros et qui peuvent être mises sous pression rapidement», note Nicolas Buck. «Nous devons éviter d’ajouter de la pression économique à une pression en provenance de la crise sanitaire, pour que l’emploi ne soit pas détruit.»

Alors que le gouvernement a déjà annoncé mercredi des mesures pour les PME comme le recours au chômage partiel, le patron suggère aussi d’impliquer la Société nationale de crédit et d’investissement (SNCI) pour garantir des prêts, par exemple. En parallèle, les discussions devront aboutir à un assouplissement des règles de télétravail avec les pays voisins.

Nous devons nous serrer les coudes.
Nicolas Buck

Nicolas Buck,  président,  Union des entreprises luxembourgeoises

«Dans une crise sanitaire, vous pouvez vite passer de 100% à 0% d’activité», appuie Nicolas Buck, en pensant à des secteurs comme l’horeca. «Il faut continuer à travailler, nous devons nous serrer les coudes et nous donner les moyens de traverser la crise sanitaire pour être en position de nous relever de la crise économique qui s’annonce.»

La vie économique est composée de cycles auxquels les acteurs de l’économie en général et la place financière en particulier ont dû faire face. Les observateurs ne s’attendaient probablement pas à ce que vienne s’ajouter cet élément sanitaire qui revêt une ampleur systémique.