POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Accord fiscal prolongé

Les frontaliers belges pourront télétravailler tout l’été



Les frontaliers belges étaient assurés de rester affiliés à la sécurité sociale luxembourgeoise seulement jusqu’au 30 juin. (Photo: Shutterstock)

Les frontaliers belges étaient assurés de rester affiliés à la sécurité sociale luxembourgeoise seulement jusqu’au 30 juin. (Photo: Shutterstock)

Les frontaliers belges pourront continuer à travailler depuis leur domicile jusqu’au 31 août. Sans risquer de retomber sous le régime fiscal belge.

Le Luxembourg et la Belgique ont convenu de maintenir l’accord amiable concernant les travailleurs frontaliers jusqu’au 31 août prochain, a annoncé, lundi, le ministère des Finances.

Une possibilité relayée en primeur par Paperjam dès le week-end.

«Cette prorogation de l’accord sur le télétravail avec la Belgique est une excellente nouvelle pour le pays et est fort utile pour nos entreprises et salariés», a commenté Pierre Gramegna  (DP), ministre des Finances. «Elle procurera la flexibilité nécessaire aux travailleurs frontaliers belges et garantira une sécurité juridique aux entreprises pour organiser la sortie de la situation de crise dans les meilleures conditions», a-t-il ajouté.

Le seuil des 24 jours gelé

Suite à la pandémie de coronavirus, le Luxembourg et la Belgique ont conclu un accord pour qu’à compter du 14 mars, les jours de télétravail prestés depuis la Belgique ne soient pas pris en compte dans le total des 24 jours fiscalement tolérés.

En théorie, les travailleurs frontaliers belges basculent sous le régime fiscal de leur pays de résidence s’ils prestent plus de 24 jours par an en dehors des frontières de leur lieu de travail.

Mais le coronavirus étant considéré comme un cas de force majeure , le seuil en question a été gelé. Le 19 mai, Bruxelles et Luxembourg avaient signé un accord amiable supposé se terminer le 30 juin prochain . Il est finalement maintenu jusqu’au 31 août pour les 48.000 frontaliers belges en poste au Luxembourg.