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Statistiques

Les effets de la pandémie sur la consommation 



Un résident a dépensé en moyenne 7.178 euros en 2020 en courses alimentaires et seulement 2.465 euros dans les restaurants, livraisons à domicile et autres lieux de restauration. (Photo: Nader Ghavami/archives Maison Moderne)

Un résident a dépensé en moyenne 7.178 euros en 2020 en courses alimentaires et seulement 2.465 euros dans les restaurants, livraisons à domicile et autres lieux de restauration. (Photo: Nader Ghavami/archives Maison Moderne)

Cuisiner un plat à la maison au lieu d’aller au restaurant. C’est une des nouvelles habitudes de consommation adoptée par les résidents pendant la pandémie.

La dernière publication du Statec porte sur le changement des habitudes de consommation des résidents face aux nombreuses restrictions, l’année dernière, pour combattre la pandémie. L’étude ne dit pas si cuisiner à la maison est plus agréable que de prendre un sandwich entre deux rendez-vous ou de manger au restaurant, elle donne néanmoins un aperçu clair du manque à gagner des professionnels de la restauration lors des fermetures imposées et des confinements .

Dans le détail, un résident a dépensé en moyenne 7.178 euros en 2020 (soit 23,1% de plus qu’en 2019) en courses alimentaires et seulement 2.465 euros (soit 34% de moins qu’en 2019) dans les restaurants, livraisons à domicile et autres lieux de restauration. Autre preuve démontrant l’enthousiasme  – quelque peu contraint – pour la cuisine à domicile, les résidents ont également dépensé davantage dans du petit appareil électroménager avec une moyenne de 168 euros, soit une augmentation de 58,6% sur un an.

Le détail des dépenses alimentaires montre aussi que les résidents se sont mis à cuisiner de vrais plats avec des ingrédients variés. En moyenne, ils ont dépensé 1.420 euros en fruits et légumes l’année dernière contre 1.166 euros en 2019. Idem au niveau de la viande avec une dépense moyenne de 1.415 euros contre 1.175 euros une année plus tôt. La tendance est identique au niveau du poisson, du lait, du fromage et des œufs ou encore au niveau des boissons non alcoolisées.

Forte augmentation des dépenses en boissons alcoolisées

L’analyse du Statec montre là aussi le manque à gagner du secteur de l’horeca sur la consommation d’alcool. Cette dernière s’est faite à domicile et non plus dans un restaurant ou un café. Ainsi, les résidents ont dépensé en moyenne 727 euros en boissons alcoolisées à domicile contre 414 euros en 2019.

 Dans les cafés, la baisse est très marquée avec un repli de 62,2% et une dépense moyenne de seulement 204 euros par résident contre 541 euros un an plus tôt. Seule la livraison à domicile a tiré son épingle du jeu avec une augmentation de 24,4% et une moyenne de 645 euros dépensés par les résidents.

La tendance est la même sur les carburants avec une moyenne de 941 euros contre 1.156 euros en 2019.

Les résidents se sont également occupés personnellement de l’entretien et de la réparation de l’habitat puisque les dépenses en services d’entretien et de réparation du logement ont diminué de 33,4% alors que les dépenses en produits pour ces services ont augmenté de 34,2% dans le même temps.

Enfin, les dépenses culturelles ont également chuté, passant de 1.134 euros en 2019 à 928 euros l’année dernière.

L’engouement autour des vélos se constate également avec une dépense moyenne de 624 euros, contre seulement 129 euros un an auparavant dans l’achat et la réparation de vélos.