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Le service drive des supermarchés confirme son succès



Depuis la crise du Covid-19, le drive a le vent en poupe. (Photo: Shutterstock)

Depuis la crise du Covid-19, le drive a le vent en poupe. (Photo: Shutterstock)

Faire ses courses en ligne était plus qu’une alternative à succès pendant le confinement. Beaucoup ont pris l’habitude de commander ainsi et continuent maintenant à le faire.  Ce service proposé par plusieurs enseignes est désormais bien plus sollicité qu’avant la pandémie.

Ruptures de stock, agendas pleins … Les services de retrait et de livraison de courses se sont retrouvés pris d’assaut pendant la crise du coronavirus. Un bon moyen de faire ses courses sans croiser trop de monde et risquer l’infection. Quelques semaines après la fin du confinement, la situation s’est calmée, mais les volumes de vente restent élevés.

«Ça s’est bien régulé. L’engouement reste beaucoup plus important qu’avant la crise. Certains ont adopté ce service et vont sans doute continuer», estime Auchan Luxembourg, sans donner de chiffres, à propos de son service Auchan Drive. Et pour ne pas louper le coche de l’e-commerce, le supermarché a mis en place depuis plusieurs semaines des paniers alimentaires disponibles en livraison et en Click&collect.

Des niveaux de volumes supérieurs à l’an passé

Chez Cora Luxembourg aussi, «dès le mois de février et les prémices de cette crise sanitaire, les clients se sont vite dirigés vers notre drive avec un changement soudain de consommation. N’ayant pu se préparer au préalable comme l’ensemble du secteur, nous avons dû mettre en place très rapidement de nouveaux process de travail, une nouvelle organisation avec une longue période de travail nocturne, former de nouveaux préparateurs, tout cela afin de satisfaire la demande, en forte hausse pendant cette période», indique Jordane Bernard, manager de CoraDrive.

L’entreprise ne donne pas non plus de données chiffrées sur l’évolution de l’e-commerce mais affirme que «notre volume a considérablement augmenté pendant les mois d’avril et mai. Avec le déconfinement, les clients ont parfois repris l’habitude d’aller en magasin mais restent fidèles au drive. Nous sommes toujours sur des niveaux supérieurs à l’année passée et à l’avant Covid-19.» Jordane Bernard ajoute: «Même si le gros de la crise semble désormais derrière nous, notre drive est promis à un bel avenir.»

Doublement des effectifs chez Luxcaddy

Le supermarché en ligne Luxcaddy ressort lui aussi gagnant de la crise. Après des journées à «plus de 500% de commandes» par rapport à d’habitude, Jacques Lorang, son CEO, constate que la situation s’est calmée. La demande a quand même augmenté de 75% par rapport à l’avant-crise. «Il est certain que la vente en ligne, qui était un marché de niche, ne l’est plus».

Pour répondre à la demande, la PME qui comptait une trentaine d’employés en mars a doublé ses effectifs, acheté de nouvelles camionnettes et augmenté sa surface de préparation, même si elle ne communique pas le montant de l’investissement.

Positif aussi pour Letzshop

Il n’y a pas que les ventes alimentaires qui ont bondi sur internet. 2019 était la première année opérationnelle de la «marketplace» Letzshop, mais la plateforme a connu une multiplication par 35 de ses activités avant Pâques. «Bien que ces chiffres ont retrouvé un rythme plus calme en phase de déconfinement, Letzshop profite de niveaux de fréquentation et de vente supérieurs à avant la crise. Actuellement, nous tournons à approximativement cinq fois plus de ventes qu’en février 2020», indique Jerry Klein, manager de Luxembourg for Shopping GIE, qui pilote le site. D’autres enseignes franchiront-elles le pas?