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Déi Gréng veut un réseau de pistes cyclables en ville



Pour les élus déi Gréng, «le chemin le plus direct et le plus rapide pour traverser le quartier ou le centre-ville est réservé aux piétons et aux cyclistes». (Photo: Maison Moderne / Archives)

Pour les élus déi Gréng, «le chemin le plus direct et le plus rapide pour traverser le quartier ou le centre-ville est réservé aux piétons et aux cyclistes». (Photo: Maison Moderne / Archives)

Les élus déi Gréng de Luxembourg-ville demandent du «courage politique» à la majorité de la capitale pour créer un réseau de pistes cyclables.

«Même si la majorité politique reprend quelques-unes de [nos] nombreuses propositions concrètes, elles ne sont malheureusement mises en œuvre qu’à moitié. Le conseil échevinal DP-CSV de la Ville de Luxembourg n’investit pas dans les infrastructures nécessaires à un réseau sûr et pratique de pistes cyclables dans la capitale.» C’est le constat qu’ont dressé, ce mardi 6 avril, les élus déi Gréng de la capitale lors d’une conférence de presse.

Ils ont présenté leur concept de «Stater Vëlosreseau», qui pourrait être mis en œuvre «rapidement et qui relierait les principaux itinéraires cyclables, prévoirait la connexion des quartiers de la ville à ces itinéraires et se concentrerait systématiquement sur la mobilité douce dans les différents quartiers de la ville», explique François Benoy , chef du groupe déi Gréng au conseil communal de la Ville de Luxembourg.

«Il est clair qu’un réseau cyclable urbain n’a pas besoin d’études supplémentaires, mais seulement de la volonté politique d’en faire une réalité! La construction du tram jusqu’à la station est maintenant terminée, le Vëlosummer a été un succès, il y a des primes de vélo attrayantes, et la population veut des pistes cyclables directes, ininterrompues, sûres et séparées du trafic piétonnier et motorisé. Ces circonstances doivent être mises à profit pour créer enfin un réseau cyclable de grande qualité dans la ville. Outre les cyclistes, les piétons en profiteront également.»

Des quartiers «libérés du trafic de transit inutile»

Et François Benoy de donner des exemples de moyens à mettre en place, pour «créer le long des routes des pistes cyclables qui répondent à des normes élevées en termes de sécurité et de qualité. Cela peut se faire de différentes manières, en fonction des circonstances locales: parfois en calmant systématiquement la circulation (par exemple, avenue Pasteur ou rue des Gaulois), parfois en réaffectant une voie (par exemple, avenue Marie-Thérèse), parfois en abandonnant une voie de stationnement.»

Pour les élus déi Gréng de Luxembourg-ville, «l’expérience a montré que l’installation de panneaux de limitation de vitesse à 30 km/h ne suffit pas à rendre un quartier accueillant pour les cyclistes et les piétons. Les quartiers doivent être systématiquement libérés du trafic de transit inutile. Cela peut être réalisé en dirigeant le trafic automobile du centre-ville d’un quartier à l’autre via les routes principales. Le chemin le plus direct et le plus rapide pour traverser le quartier ou le centre-ville est réservé aux piétons et aux cyclistes.»

Alors que Luxembourg-ville pointait à la 53 e  place mondiale des villes les plus congestionnées en 2019 (classement annuel réalisé par l’entreprise TomTom) et 25e place européenne, sur 416 villes étudiées, «diriger le trafic automobile d’un quartier à l’autre» pourrait toutefois avoir un impact sur les embouteillages quotidiens de la capitale. «C’est donc toute une mentalité qu’il faudrait également changer afin que les automobiles laissent place aux vélos», confirme François Benoy. «Nous n’opposons pas le vélo à l’auto, mais il faut prioriser la mobilité douce avec le vélo ou les transports en commun.»