POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Rétrospective hebdomadaire

Le Covid s’éloigne toujours plus depuis un mois



La vaccination ralentit légèrement, ce qui n’empêche pas le nombre de nouvelles infections de diminuer. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

La vaccination ralentit légèrement, ce qui n’empêche pas le nombre de nouvelles infections de diminuer. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

Le nombre de personnes testées positives au Covid-19 au Luxembourg par rapport au nombre de tests effectués diminue pour la quatrième semaine consécutive. Tous les indicateurs montrent une diminution de la présence du virus, malgré un léger ralentissement de la campagne de vaccination. 

Est-ce la conséquence de la campagne de vaccination? Dans sa rétrospective hebdomadaire, le ministère de la Santé fait état, entre le 17 et le 23 mai 2021, d’une nouvelle semaine où le nombre de personnes testées positives a diminué au Luxembourg, la huitième consécutive. Il est passé de 728 à 495 (-35%), alors que 72.118 tests PCR ont été effectués, contre 49.715 la semaine précédente. Le nombre de contacts étroits identifiés est passé de 1.757 à 1.298. La même période a été marquée par la poursuite du déploiement des autotests, dans l’horeca ou en entreprise . 206 personnes ont ainsi déclaré un test antigénique rapide positif sur la semaine.

En date du 23 mai, le nombre d'infections actives était, lui aussi, en baisse à 1.283 (par rapport à 1.727 une semaine plus tôt). Le nombre de personnes guéries est passé de 66.547 à 67.483. La moyenne d’âge des personnes testées positives reste stable, à 31,1 ans.

Autre signal positif: la diminution du nombre de patients Covid à l’hôpital. 28 ont été admis en soins normaux au lieu de 43 une semaine plus tôt. En soins intensifs, le nombre de lits occupés est passé de 29 à 19. La moyenne d’âge baisse, de 59 à 58 ans.

Seul le nombre de décès n’a pas diminué, avec trois à déplorer sur la semaine. La moyenne d’âge passe en revanche de 83 à 78 ans.

Un mois de taux de positivité en baisse

Le taux de reproduction effectif (indicateur du nombre de personnes infectées par un porteur du virus) a diminué de 0,85 à 0,81 et le taux de positivité sur tous les tests effectués de 1,46% à 0,69%. Soit une baisse pour la quatrième semaine consécutive. La même évolution peut être observée en ce qui concerne le taux de positivité pour les tests effectués sur ordonnance, donc pour les personnes présentant des symptômes, qui est passé de 3,36% à 1,45%.

Le taux d'incidence continue également sa tendance à la baisse, pour toutes les tranches d’âge, avec 78 cas pour 100.000 habitants sur 7 jours, contre 115 cas pour 100.000 habitants pour la semaine du 10 mai. La plus grande diminution est enregistrée dans les catégories d’âge des 60-74 ans (-53%) et des 75 ans ou plus (-44%). Cette dernière a le taux d’incidence le plus bas, de 12 cas pour 100.000 habitants, suivie par la tranche d’âge des 60-74 ans avec 28 cas pour 100.000 habitants. La catégorie des 15-29 ans a le taux d’incidence le plus élevé avec 120 cas pour 100.000 habitants, suivie par la tranche d’âge des 0-14 ans avec 104 cas pour 100.000 habitants.

Pour les 495 nouveaux cas enregistrés sur la semaine, le cercle familial reste le contexte de transmission le plus fréquent avec 40,5%, suivi par les loisirs (6,7%), l’éducation (5,6%) et le travail (3,5%). Le taux des contaminations dont la source n’est pas clairement attribuable augmente à 39,5%.

Le variant britannique, toujours majoritaire

La campagne de vaccination a en revanche ralenti en une semaine. 34.967 doses ont été administrées entre le 17 et le 23 mai, au lieu de 43.636 la semaine précédente, et ce malgré l’ouverture d’un nouveau centre à Luxexpo .

21.430 personnes ont reçu une 1re dose et 13.537 une seconde, portant le nombre total de vaccins administrés en date du 25 mai à 324.903. 112.791 personnes ont reçu toutes les doses nécessaires pour être entièrement vaccinées.

Le Laboratoire national de santé (LNS) veille toujours à l’évolution des variants. Sur 630 échantillons analysés (soit une couverture du séquençage de la population de 67,5%), le variant britannique était présent à 79%, le sud-africain à 5,7%, l’indien à 3,9%, le brésilien à 3,7%.