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soins de santé

La CNS ne veut pas financer les IRM à l’aveugle



Près de 50.000 examens via IRM sont prescrits chaque année. (Photo: Shutterstock)

Près de 50.000 examens via IRM sont prescrits chaque année. (Photo: Shutterstock)

La Caisse nationale de santé (CNS) attend plus de précisions avant de valider le financement des quatre nouveaux appareils IRM, dont trois sont déjà opérationnels. Ce qui crispe les directions des hôpitaux.

La Caisse nationale de santé (CNS) hésiterait à payer sa part dans  le financement des quatre nouveaux appareils IRM (imagerie par résonance magnétique)  destinés à plusieurs hôpitaux du pays, rapporte notamment le Quotidien. Cela alors que les HRS, le CHL et le CHEM ont déjà reçu ce nouvel équipement et que celui destiné au CHDN d’Ettelbruck sera livré en mars. Une situation qui «crispe les directions des hôpitaux car il faut maintenant payer ces acquisitions», explique à Paperjam Marc Hastert, secrétaire général de la Fédération des hôpitaux luxembourgeois.

Des précisions demandées quant aux prescriptions

La situation est cependant moins critique que ce qui a pu être dit ou écrit. La CNS avait en effet déjà marqué son accord de principe pour le financement des 20% qui sont à sa charge dans le cadre de ces achats. Reste à le valider, ce qui devrait finalement être le cas car «c’est plus au niveau des modalités que cela coince, pas du fond».

La CNS assure ce financement notamment via les amortissements enregistrés par l’utilisation des appareils. «La CNS souhaitait donc des précisions sur les prescriptions à venir en ce qui concerne ces IRM, pour quels patients, pour quels examens... Un groupe de travail a donc été constitué pour cela, avec le ministère et les hôpitaux», précise Marc Hastert.

Mais ce groupe de travail n’a pu se réunir qu’une seule fois en décembre. Trop peu pour apporter aux représentants de la CNS tous leurs apaisements. «Un tour de table a eu lieu et chaque hôpital a exposé l’usage à venir de son nouvel outil d’IRM. La CNS a semblé satisfaite par ce qui était rapporté. Mais elle souhaite avoir l’analyse technique noir sur blanc», conclut le secrétaire général.

Cela fait, le financement sera confirmé «tant pour le matériel (environ 600.000 euros par appareil, ndlr) que pour l’infrastructure (entre 400.000 et 1.500.000 euros selon les cas, ndlr), car l’un ne va pas sans l’autre». Avec l’espoir que cela soit fait «le plus rapidement possible, car il faut payer les factures. Cela met les hôpitaux dans une situation un peu délicate par rapport aux fournisseurs.» De plus, le fait que le financement ne soit pas encore validé alors que le matériel est «livré, installé et déjà utilisé» constitue aussi une situation inhabituelle, et non souhaitée par les hôpitaux.

Le député Marc Spautz (CSV) s’est emparé du problème et a interrogé le ministre de la Santé ( Etienne Schneider , LSAP) et le ministre de la Sécurité sociale ( Romain Schneider , LSAP) au sujet de ces atermoiements.

À terme, le Luxembourg disposera de 11 appareils IRM. Ce qui permettra de réduire les délais d’attente alors que près de 50.000 examens sont demandés chaque année.