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Autofestival 1/5

Un Autofestival pour relancer un secteur en crise



L’Autofestival peut représenter jusqu’à 30% des ventes annuelles pour les acteurs du secteur au Luxembourg. (Photo: Shutterstock)

L’Autofestival peut représenter jusqu’à 30% des ventes annuelles pour les acteurs du secteur au Luxembourg. (Photo: Shutterstock)

Véritable moteur pour le secteur automobile luxembourgeois, l’Autofestival se déroulera dans un format plus long que d’habitude, du 25 janvier au 13 février. Alors que les immatriculations de voitures neuves ont chuté de 18,6% en 2020, les spécialistes comptent beaucoup sur l’événement.

L’Autofestival aura lieu du 25 janvier au 13 février prochains au Luxembourg. Et le secteur espère bien que cette 57e édition, où l’on dénombre 188 showrooms et 88 entreprises participantes, lui permettra de se refaire une santé, après une année 2020 compliquée. «2021 sera l’année du choix automobile, de la digitalisation, du suivi client», glisse Frank Lentz, de la Fédération des distributeurs automobiles et de la mobilité (Fedamo), qui ajoute: «L’Autofestival est le baromètre par excellence du secteur et représente le meilleur moment pour acheter une voiture».

Initialement prévu du 25 janvier au 8 février, la Fedamo a finalement décidé d’allonger encore un peu plus, jusqu’au 13 février, cette édition 2021 de l’événement , pour palier le manque à gagner induit par la décision du gouvernement de ne pas autoriser les ouvertures dominicales.

Chaque année, 18.000 bons de commande de véhicules sont enregistrés lors de l’Autofestival. «Cela dépend des marques, mais cela représente 10 à 20% des ventes d’une année sur une dizaine de jours», explique Olivier François, marketing manager chez Bilia-Emond (BMW-Mini).

Un chiffre qui peut même monter jusqu’à 30%, estime Guido Savi, le porte-parole de la Febiac Luxembourg, la fédération représentant les constructeurs et importateurs sur le territoire national.

Reste à voir si cette version allongée du festival automobile rencontrera son public en ces périodes de crise sanitaire. Sur ce point, rassure  Marc Devillet , directeur général chez Autopolis, «il y a une volonté d’achat. Nous le voyons dans les showrooms, il y a une forte demande par rapport au festival. Nous avons compris qu’il y avait un besoin malgré le ‘lockdown’.»

Un secteur en berne

Bien que confiants quant au fait que le public répondra présent, les spécialistes du secteur ont conscience que cette 57e édition de l’Autofestival se déroulera dans un contexte globalement délicat.

En 2020, le nombre de nouvelles immatriculations de voitures particulières a baissé de 18,6%, quand celui des utilitaires légers accusait une baisse de 14,2%. Même constat pour l’immatriculation des véhicules d’occasion, dont le total a plafonné à 61.637, retrouvant le niveau qu’il avait connu entre 2017 et 2018.

«Quand retrouverons-nous le niveau de 2019? C’est une très bonne question», avance Marc Devillet. «On espère y revenir maximum pour l’année prochaine. Nous profitons, au Luxembourg, d’un public qui change de véhicule plus fréquemment que dans les autres pays et qui bénéficie des évolutions technologiques. C’est personnel, mais le secteur ne devrait pas rester en crise longtemps», ajoute-t-il.

L’électrique en hausse

Cette année, la 57e édition de l’Autofestival devrait confirmer la tendance insufflée en 2020 et finir d’ancrer l’électrique et l’hybride dans le paysage luxembourgeois. Une nouvelle immatriculation sur cinq concernait un modèle électrique ou hybride en 2020, et la part de marché des véhicules hybrides est passée, entre 2019 et 2020, de 5,7% à 14,4%. Pour les voitures 100% électriques, la part de marché a, quant à elle, grimpé de 1,8% à 5,3%.

«La prime à l’achat a produit un effet intéressant, et le nombre de nouveaux produits sur le marché est important», détaille M. Devillet. Ce que confirme, en guise de conclusion, Frank Lentz de la Fedamo: «2021 sera l’année de l’électrification, avec la prolongation des aides à l’achat. C’est l’année ou jamais pour le secteur.»