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édition 2020

Les carburants au cœur de l’Autofestival



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Le Luxembourgeois est connu pour sa passion pour les belles voitures. L’édition de l’Autofestival qui démarre ce 25 janvier devrait à nouveau le prouver. (Photo: Jan Hanrion/Maison Moderne)

Du 25 janvier au 3 février, la voiture sera à nouveau au centre des discussions et des excursions à l’occasion de la 56e édition de l’Autofestival. On devrait y parler avant tout des différents types de motorisation.

C’est bientôt reparti pour les balades dominicales en famille chez les concessionnaires. La 56e édition de l’Autofestival ouvrira ses portes le 25 janvier et se tiendra jusqu’au 3 février.

80 distributeurs d’autos et de motos y participent. Et pour eux, c’est un rendez-vous essentiel dans l’année. Cette période d’à peine 10 jours permet en effet d’engranger 30% des contrats de vente annuels.

Pas de panique toutefois. Au Luxembourg, le secteur automobile enregistre des résultats exceptionnels. En 2019, 55.008 nouveaux véhicules ont été immatriculés.  Un record absolu  après deux précédentes années déjà records. «Ceci s’explique principalement par l’évolution dynamique de la population et les emplois créés», pointe Philippe Mersch, président de la Fedamo (Fédération des distributeurs automobiles et de la mobilité), lors d’une conférence de presse ce 20 janvier.

«Au total des immatriculations, tous véhicules confondus, on a enregistré 144.920 immatriculations, une augmentation de 2,8% par rapport à 2018», note Manuel Ruggiu, directeur opérationnel de la Société nationale de circulation automobile (SNCA).

Chez la plupart des concessionnaires, le personnel commercial est prêt à pouvoir répondre à toutes les questions concernant les nouvelles motorisations: électriques, hybrides et plug-in hybrides.

La tendance est en plein boom, même si les chiffres de vente restent encore relativement discrets. En 2019, 986 véhicules ont été enregistrés, une progression de 129,3%. Les hybrides rechargeables se sont écoulés à 913 unités (+28%) et les hybrides à 2.245 (+106%).

Cette fois, on constate une évolution importante du nombre de nouveaux produits électriques.

Marc Devillet,  directeur général,  Autopolis

«Cette fois, on constate une évolution importante du nombre de nouveaux produits électriques. On parle de 80 à 200 nouveaux modèles qui sortiront dans les 24 mois», observe Marc Devillet , directeur général d’Autopolis et membre de la Fedamo.

Autre tendance constatée depuis cinq ans – ou plus justement depuis les révélations du «dieselgate» –, la montée en puissance des moteurs essence et le reflux des diesels. Depuis 2018, les ventes des voitures neuves à essence arrivent en tête.

Avec, à la clé, une conséquence inattendue: la hausse des émissions moyennes de CO2 par véhicule depuis 2018 après plusieurs années de baisse. «C’est clairement la chute des ventes de motorisations diesel qui est à l’origine de cette remontée», explique Philippe Mersch.

Les SUV, ces tout-terrains des plaines asphaltées, très prisés dans le pays, sont également à pointer du doigt pour leur consommation et leurs émissions. «Ils représentent 15% du parc roulant luxembourgeois», convient Marc Devillet. «Ce sont des véhicules très demandés, mais on peut s’attendre à des évolutions positives sur ces modèles, notamment au niveau du poids, ce qui devrait réduire leur impact.»

Enfin, à partir du mois de mars prochain, la valeur de consommation des différents véhicules neufs sera calculée selon une nouvelle norme européenne – WLTP pour World Harmonised Light Vehicle Test Procedure – qui devrait fournir des données correspondant mieux à la réalité.