POLITIQUE & INSTITUTIONS — Education

Université du Luxembourg

Un pas de plus vers un cursus complet en médecine



Les ministres Lenert et Meisch en compagnie du recteur Pallage, du professeur Massard et des étudiants en deuxième année de bachelor en médecine.   (Photo: Maison Moderne)

Les ministres Lenert et Meisch en compagnie du recteur Pallage, du professeur Massard et des étudiants en deuxième année de bachelor en médecine.  (Photo: Maison Moderne)

L’Université du Luxembourg a lancé ce lundi la deuxième année de son bachelor en médecine. Une première au Luxembourg qui devrait en engendrer d’autres. Avec l’espoir de voir un master en médecine à Belval à l’horizon 2025 ou 2026?

«Nous écrivons une page historique! Un cap fondamental est franchi aujourd’hui. Pour la première fois, les deuxième et troisième années du bachelor en médecine sont proposées au Luxembourg, en plus des nouvelles spécialisations médicales en oncologie et neurologie.» C’est par ces mots que Stéphane Pallage , le recteur de l’Université du Luxembourg, a accueilli ce lundi Paulette Lenert  (LSAP), la ministre de la Santé, Claude Meisch  (DP), le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ainsi qu’un parterre de têtes pensantes du domaine médical et d’étudiants.

En quelques mots, celui qui ne briguera pas un deuxième mandat de recteur a ainsi parfaitement planté le décor, résumant une journée de lundi qui était celle du lancement des nouvelles formations en médecine à l’Uni. Fini l’obligation de devoir quitter le Luxembourg après sa première année: désormais, il est possible d’effectuer ses trois années de bachelor du côté de Belval, grâce à l’élargissement de l’offre au niveau de la formation médicale de base.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Claude Meisch, et le recteur Stéphane Pallage aux côtés des étudiants en deuxième année du bachelor en médecine.  (Photo: Maison Moderne)

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Claude Meisch, et le recteur Stéphane Pallage aux côtés des étudiants en deuxième année du bachelor en médecine.  (Photo: Maison Moderne)

Si 25 places étaient disponibles, ils sont bien 14 étudiants (sur les 51 ayant été reçus en première année et les 125 qui étaient sur la ligne de départ voici un an) à avoir décidé de poursuivre l’aventure en prenant donc part à cette première deuxième année de bachelor organisée en terre eschoise. Et on peut imaginer qu’ils devraient être autant à lancer la troisième et dernière année dans 12 mois.

Un audit, puis un master en 2025 ou 2026?

Après, il sera temps pour ces futurs médecins et chercheurs de prendre la direction de l’étranger, afin de poursuivre leurs études avec un master qui n’est pas dispensé au Luxembourg… mais qui est pourtant dans bien des têtes.

«Ce n’est pas le genre de chose que l’on peut lancer seul, mais mettre en place ce master est certainement une ambition de notre université», expliquait Gilbert Massard, directeur des études médicales à l’Uni. «Le gouvernement a déjà dit qu’il aimerait qu’un audit externe soit organisé après la sortie de deux promotions de bachelor. Et on fera tout pour qu’il se déroule en temps et en heure et que son résultat soit favorable.» Deux promotions? Cela nous emmène donc à la rentrée 2024… «On ne donne pas de date… mais je ne pense pas qu’on puisse imaginer un master chez nous avant 2025 ou 2026.»

Ne pas trop traîner

Le professeur Massard ajoutait qu’il ne faudrait quand même «pas trop traîner», vu les difficultés qu’on lui rapporte au niveau d’étudiants cherchant une place notamment en Belgique, mais aussi le fait «qu’un tiers de ceux qui partent étudier à l’étranger ne rentrent pas».

Dans un pays où une pénurie de médecins est annoncée dans les prochaines années , mettre en place un cursus complet en médecine, en symbiose avec les différents hôpitaux comme c’est déjà le cas aujourd’hui, permettrait de fidéliser un peu plus encore de futurs docteurs. «Nous avons tout intérêt à convaincre nos propres jeunes de rester», glissait Paulette Lenert, la ministre de la Santé. Et à ce niveau-là, le pas effectué ce lundi à l’Uni est hautement symbolique.