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Athlétisme

Tom Habscheid vise une médaille paralympique ce samedi



Le spécialiste du lancer du poids, Tom Habscheid, dispute son épreuve ce samedi à Tokyo. (Photo: Ralf Kuckuck)

Le spécialiste du lancer du poids, Tom Habscheid, dispute son épreuve ce samedi à Tokyo. (Photo: Ralf Kuckuck)

Le Luxembourg aura les yeux rivés sur Tokyo, ce samedi, puisque son seul représentant aux Jeux paralympiques, l’athlète Tom Habscheid, y défend ses chances avec de grands espoirs de podium.

Aux Jeux olympiques comme aux Jeux paralympiques, il est rare de voir le drapeau du Grand-Duché flotter au vent lors d’une cérémonie de remise des médailles. Le cas du skieur alpin naturalisé Marc Girardelli (doublement récompensé aux Jeux d’hiver 1992) mis à part, Josy Barthel, médaillé d’or du 1.500 mètres en 1952 à Helsinki, attend toujours son successeur sur un podium olympique. Lors de l’événement réservé aux spécialistes du handisport, disputé dans la foulée des JO, la disette est totale depuis la mémorable moisson des Jeux de 1984 à Stoke Mandeville et New York (6 médailles dont 1 en or).

Ce samedi, pour la première fois depuis donc plus de 37 ans, Tom Habscheid possède une occasion unique de mettre fin à cette série noire. En lice à partir de 19h44 heure locale (12h44 au Luxembourg) au Stade olympique de Tokyo, le lanceur de poids évoluant dans la catégorie F63 sera l’un des principaux favoris dans la lutte pour le podium. Vice-champion du monde et vice-champion d’Europe en titre, le Luxembourgeois, unique représentant du Grand-Duché au Japon, sera sans doute aux prises avec son grand rival, le Britannique Aled Davies.

Nous vous proposons de relire le portrait de Tom Habscheid que notre journaliste Julien Carette dressait dans le numéro de juillet du magazine Paperjam :

Août 2012, installé tranquillement devant sa télé pour suivre les Jeux olympiques de Londres, Tom Habscheid (34 ans) tombe sous le charme des épreuves du lancer de poids et de disque. Août 2016, pratiquement quatre ans plus tard jour pour jour, il est au mythique stade Maracanã de Rio pour disputer le concours du lancer de poids des Jeux para­lympiques (dont il prend la septième place). Voilà ce qu’on appelle une progression fulgurante! Celle d’un garçon né avec une malformation au niveau du fémur gauche, ayant eu pour conséquence une jambe plus courte et atrophiée. Mais qui, malgré ce handicap, a toujours été très sportif, pratiquant le foot, le ski, la natation… Semi-professionnel, partageant son temps de travail entre son job de réceptionniste au Centre national de l’audiovisuel (CNA) et ses activités sportives, le Dudelangeois est devenu, en 2019, vice-champion du monde de lancer de poids, accrochant au passage le record du monde de sa catégorie. Puis vice-champion d’Europe voici quelques jours, en Pologne. À chaque fois battu par le même athlète britannique. Du coup, son challenge est tout trouvé pour Tokyo: enfin réussir à le battre et monter sur la plus haute marche du podium.