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Frontaliers belges

Télétravail: l’accord avec la Belgique est dans l’impasse



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Le ministre belge des Finances, Alexander De Croo, espère que l’accord de principe se concrétisera l’année prochaine. Mais ne donne aucune garantie à ce sujet. (Photo: Shutterstock)

Les mois passent, mais l’accord de principe trouvé entre le Luxembourg et la Belgique pour augmenter le nombre de jours autorisés de télétravail ne se concrétise pas. Et le brouillard ne semble pas près de se dissiper.

Annoncée en décembre 2018, l’augmentation du nombre de jours de télétravail pour les travailleurs frontaliers belges – de 24 jours actuellement à 48 – avait fait l’objet d’un accord de principe au mois de mai suivant .  Mais la concrétisation tarde.

C’est ce que relate La Meuse Luxembourg , qui rapporte ce qu’a appris le bourgmestre d’Attert, Josy Arens, qui a interrogé le ministre des Finances Alexander De Croo à ce sujet. «Je suis tombé des nues: cet accord de principe n’est jamais rentré en vigueur. Aucun avenant à la convention fiscale qui lie le Grand-Duché à la Belgique n’a été approuvé par le Parlement à ce jour», a-t-il confié à nos collègues.

L’année prochaine, peut-être...

L’administration fiscale belge tient donc évidemment toujours compte du quota de 24 jours autorisés, et peut demander pour le reste de justifier sa présence sur son lieu de travail au Luxembourg . Ce qui n’est pas toujours facile à faire

Alexander De Croo a cependant assuré que cet accord devrait se concrétiser via un nouvel avenant à la convention fiscale belgo-luxembourgeoise. Des groupes techniques des deux pays doivent se rencontrer. Le Parlement belge pourrait donner son accord l’année prochaine. C’est du moins ce que le ministre espère. Le gouvernement en situation d’affaires courantes ne facilite évidemment pas les choses.