LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Culture

Lëtzebuerger Theaterpräisser et Danzpräis

Soir de fête pour le théâtre et la danse



Betsy Dentzer a présenté avec panache la soirée des Lëtzebuerger Theaterpräisser et Lëtzebuerger Danzpräis. (Photo: Nader Ghavami/Maison Moderne)

Betsy Dentzer a présenté avec panache la soirée des Lëtzebuerger Theaterpräisser et Lëtzebuerger Danzpräis. (Photo: Nader Ghavami/Maison Moderne)

C’est à l’occasion d’une cérémonie de gala que les Lëtzebuerger Theaterpräisser et le Lëtzebuerger Danzpräis ont été décernés vendredi 17 septembre au Théâtre des Capucins, pour la première fois conjointement. La cérémonie a eu lieu en présence de S.A.R. la Grande-Duchesse et la ministre de la Culture Sam Tanson.

Alors que le cinéma a sa soirée de gala pour récompenser le secteur avec le Lëtzebuerger Filmpräis, le théâtre restait jusqu’à présent le parent pauvre. C’est maintenant chose révolue, puisqu’a eu lieu la première cérémonie des Lëtzebuerger Theaterpräisser ce vendredi 17 septembre. Les prix ont été remis conjointement avec le Lëtzebuerger Danzpräis au Théâtre des Capucins. La soirée était mise en scène par Fábio Godinho et présentée par la conteuse Betsy Dentzer qui, et c’est peu dire, a contribué grandement à l’ambiance euphorique de la soirée grâce à son panache, son humour et son efficacité.

Les prix attribués à l’occasion des Lëtzebuerger Theaterpräisser sont destinés à être bisannuels et découlent de la recommandation 21 du Kulturentwécklungsplang 2018-2028 (KEP): «mettre en place un système de décernement de prix mettant en valeur les créations culturelles et artistiques». Il s’agissait là d’une revendication de longue date du secteur, qui voit enfin sa concrétisation, ce que n’ont pas manqué de souligner avec enthousiasme le président de la Theater Federatioun, Claude Mangen, et la ministre de la Culture Sam Tanson (déi Gréng). 

La conteuse Betsy Dentzer s’est révélée un choix particulièrement judicieux pour la présentation à la fois très préparée et pleine d’énergie positive, non sans une pointe d’humour grinçant, de ces premiers prix combinés…  (Photo: Nader Ghavami/Maison Moderne)

La conteuse Betsy Dentzer s’est révélée un choix particulièrement judicieux pour la présentation à la fois très préparée et pleine d’énergie positive, non sans une pointe d’humour grinçant, de ces premiers prix combinés…  (Photo: Nader Ghavami/Maison Moderne)

En plus de la reconnaissance honorifique, les quatre prix remis à cette occasion sont chacun doté d’une récompense financière et les personnes honorées par ces prix se sont également vu remettre un collier de mains dorées qui applaudissent dessiné par Anne-Marie Herckes.

Le Nationalen Theaterpräis (10.000€) a été remis à Frank Feitler, dramaturge, metteur en scène et directeur de théâtre – un hommage sous la forme d’un «Lifetime Achievement Award» applaudi pendant de longues minutes par le public, visiblement aussi ému que la ministre lors de son annonce… Le Theaterpräis – Op der Bün (4.500€) revient à Marie Jung et François Camus pour leur interprétation de «La Peste». Le Theaterpräis – Hannert der Bün (4.500€) revient à Anouk Schiltz, scénographe et costumière pour une panoplie de pièces, notamment «Truckstop», «Ivanov», «The Hothouse» ou «Le Poisson belge». Un prix qui a aussi créé l’émoi et de nombreux témoignages d’approbation et d’encouragement suite à la cérémonie envers cette figure importante de la scène luxembourgeoise actuelle. Enfin, le Theaterpräis – Nowuesstalent dédié aux talents émergents (3.500€) a été attribué à Catherine Elsen, conceptrice et actrice polyvalente, actuellement en tournée à l’international…

Claude Mangen et Sam Tanson ont remis le premier Nationalen Theaterpräis avec émoi à Frank Feitler, grand monsieur du théâtre luxembourgeois…  (Photo: Nader Ghavami/Maison Moderne)

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La scénographe et costumière Anouk Schiltz a remporté le prix Hannert der Bün. (Photo: Nader Ghavami/Maison Moderne)

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En ce qui concerne la danse, c’est Elisabeth Schilling qui a été honorée du Lëtzebuerger Danzpräis (10.000€), lui aussi remis tous les deux ans. En plus de ses talents de danseuse et chorégraphe, Elisabeth Schilling a également été récompensée pour son travail de curatrice, coordinatrice de plusieurs publications, professeur et éducatrice.

Pour cette édition 2021, c’est Elisabeth Schilling qui a reçu le Lëtzebuerger Danzpräis, en présence de S.A.R. la Grande-Duchesse Maria Teresa. (Photo: Nader Ghavami/Maison Moderne)

Pour cette édition 2021, c’est Elisabeth Schilling qui a reçu le Lëtzebuerger Danzpräis, en présence de S.A.R. la Grande-Duchesse Maria Teresa. (Photo: Nader Ghavami/Maison Moderne)

 Le jury des Lëtzebuerger Theaterpräisser était composé de Vesna Andonovic (critique), Nickel Bösenberg (acteur), Josée Hansen (responsable littérature et théâtre au ministère de la Culture), Claude Mangen (président de la Theater Federatioun) et Sarah Rock (dramaturge). 

Pour le Lëtzebuerger Danzpräis, le jury comptait Jill Crovisier (lauréate du Lëtzebuerger Danzpräis 2019), Anouk Wies (responsable de la programmation culturelle du Cercle Cité), Marie-Laure Rolland (journaliste indépendante), Ivan-Vincent Massey (directeur du Grand Studio à Bruxelles) et Raymond Weber (ancien fonctionnaire national [ministère de la Culture au Luxembourg] et international [Unesco, Conseil de l’Europe] de la culture). 

Le jury et les lauréats presque au complet autour de S.A.R. la Grande-Duchesse Maria Teresa, sur la scène des Lëtzebuerger Theaterpräisser et du Lëtzebuerger Danzpräis.  (Photo: Nader Ghavami/Maison Moderne)

Le jury et les lauréats presque au complet autour de S.A.R. la Grande-Duchesse Maria Teresa, sur la scène des Lëtzebuerger Theaterpräisser et du Lëtzebuerger Danzpräis.  (Photo: Nader Ghavami/Maison Moderne)

Pour clôturer la cérémonie avec une touche humoristique, Claude Mangen a quant à lui surpris la salle en déclarant croire au potentiel d’actrice de  S.A.R. la Grande-Duchesse Maria Teresa , puis en lui faisant remettre un sac de la fédération contenant tous les nouveaux programmes de ses membres.