Biographie

  • Né le 22/03/1956 à La Havane (Cuba)
  • Nationalité Luxembourgeoise

« Femme de cœur et de conviction, la Grande-Duchesse met la protection des personnes vulnérables et la défense des droits des femmes et des jeunes filles contre toute forme de violence au cœur de son action humanitaire et sociale. »

Son Altesse Royale la Grande-Duchesse Maria Teresa est l’un des quatre enfants de Monsieur José Antonio Mestre et Madame Maria Teresa Batista-Falla de Mestre.
Le 14 février 1981, Maria Teresa Mestre épouse Son Altesse Royale le Grand-Duc hértier Henri à la Cathédrale Notre-Dame de Luxembourg. De leur union sont nés quatre fils et une fille : le Prince Guillaume – actuel Grand-Duc héritier, le Prince Félix, le Prince Louis, la Princesse Alexandra et le Prince Sébastien.
Le 7 octobre 2000, le Prince héritier Henri devient Grand-Duc de Luxembourg. Dès lors, la Princesse Maria Teresa porte le titre de Grande-Duchesse de Luxembourg.

Dès son plus jeune âge, la Grande-Duchesse a été sensibilisée aux problématiques sociales et humanitaires, reprenant ainsi une tradition familiale qui a amené ses grands-parents Agustin Batista Y Gonzalez De Mendoza et Maria Teresa Falla Y Bonet à prendre part activement aux œuvres philanthropiques et culturelles de Cuba. La construction de dispensaires médicaux offrant des soins gratuits dans les milieux ruraux défavorisés compte parmi leurs engagements les plus remarquables. Ses grands-parents ont également contribué à la création de l’Orchestre Philharmonique de La Havane, dont la famille fut le principal donateur jusqu’à la révolution cubaine.
C’est au moment de la révolution conduite par Fidel Castro, en 1960, que la jeune Maria Teresa Mestre, accompagnée de ses parents, José Antonio Mestre et Maria Teresa Batista-Falla de Mestre, de ses deux frères et de sa sœur, quitte Cuba. La famille d’origine espagnole va s’établir à New York, où la Grande-Duchesse est élève de l’école de Marymount.
À partir de 1961, elle étudie à l’Ecole Française de New York. En juin 1965, ses parents s’installent pendant quelques mois dans leur propriété familiale à Santander en Espagne, puis élisent domicile définitif à Genève. Tout comme ses deux frères et sa sœur, Antonio, Luis et Catalina, Maria Teresa a bénéficié d’une excellente éducation. Alors que son père est actif dans les domaines financiers ; sa mère, passionnée d’arts et de littérature, se consacre à sa famille et transmet aux siens notamment les valeurs de la foi chrétienne.

À partir de 1961, elle étudie à l’École Française de New York. En juin 1965, Son Altesse Royale poursuit ses études à l’Institut Marie-José à Gstaad, puis au pensionnat Marie-Thérèse à Genève, où elle passe avec succès le baccalauréat français en juin 1975. Dans l’intervalle, elle obtient la nationalité helvétique. Après ses études secondaires, elle s’inscrit à l’Université de Genève où elle obtient en 1980 une licence en Sciences Politiques.
A l’université, la Grande-Duchesse rencontre son futur époux, le Prince Henri de Luxembourg. Pendant quatre ans, ils ont suivi les mêmes études.
A la fin de leur cursus universitaire, le 7 novembre 1980, leurs fiançailles sont annoncées.

En 1981, le jour de la Saint-Valentin, Maria Teresa Mestre épouse à Luxembourg Son Altesse Royale le Grand-Duc héritier.
Depuis son mariage en 1981, la Grande-Duchesse engage de nombreuses actions en faveur des personnes vulnérables au Luxembourg et dans le monde à travers la Fondation du Grand-Duc et de la Grande-Duchesse qu’elle préside.

Elle assure de nombreux patronages et engagements auprès d’organisations caritatives et socioculturelles luxembourgeoises, dont la Croix-Rouge luxembourgeoise et la Fondation Cancer.
Elle met également au cœur de son action la défense des droits des femmes et des jeunes filles et la lutte contre toute forme de violence à leur encontre. Un engagement personnel que la Grande-Duchesse a concrétisé en encourageant les femmes à participer activement à l’édification de sociétés plus justes, fondées sur le respect de la dignité humaine et les valeurs de solidarité.
A ce titre, elle est nommée en 1997 Ambassadeur de Bonne volonté auprès de l’UNESCO pour la lutte contre la pauvreté, l’éducation des jeunes filles et la promotion des microcrédits et en 2007, Eminent Advocate for Children à l’UNICEF pour son action en faveur des enfants orphelins du Sida et des “enfants-soldats”.
Elle n’a de cesse depuis lors de poursuivre ses engagements en faveur de l’enfance et de l’éducation. En janvier 2016, elle organise un Forum international sur les troubles d’apprentissage où son fils, le Prince Louis, a témoigné de sa dyslexie.

La Grande-Duchesse engage de nombreuses actions en faveur des personnes vulnérables au Luxembourg et dans le monde à travers la Fondation du Grand-Duc et de la Grande-Duchesse qu’elle préside.
Elle travaille également depuis de nombreuses années avec le Professeur Muhammad Yunus (prix Nobel de la Paix 2006) et s’implique dans le domaine de la finance inclusive au Grand-Duché de Luxembourg. Ainsi, depuis 2006, la Grande-Duchesse assure la Présidence d’honneur de LuxFLAG, Luxembourg Fund Labeling Agency, la première agence à octroyer un label de qualité à des fonds d’investissements en microfinance à travers le monde. Depuis 2005, la Grande-Duchesse préside le jury international du Prix européen de la Microfinance, qui récompense chaque année le porteur d’une initiative en matière de microfinance et de finance inclusive dans des pays en développement.

L’engagement humanitaire et social de la Grande-Duchesse l’a souvent amenée à l’étranger afin de se rendre compte sur le terrain de l’évolution des projets qu’elle soutient activement. C’est ainsi qu’elle a visité le Népal, le Mali, le Bangladesh, la Thaïlande, la Bosnie, le Laos, le Kenya, le Sénégal, le Burundi et plus récemment le Liban, prenant particulièrement à cœur le sort des enfants et des femmes en détresse.
En 2009, S.A.R. la Grande-Duchesse a également été récompensée du prestigieux “Steiger Award”, saluant son action dans la catégorie “Charity”.
A la suite de sa visite à la prison centrale de Bujumbura, capitale du Burundi, en juin 2009, la Grande-Duchesse découvre le sort d’enfants mineurs emprisonnés pour des délits de droit commun. En quatre ans, avec l’aide de la Maison Shalom fondée par Maggy Barankitse, la fondation du Grand-Duc et de la Grande-Duchesse a réussi à faire libérer les 600 mineurs incarcérés dans les prisons burundaises dans des conditions inhumaines à travers tout le pays. Ces enfants ont ensuite bénéficié d’une aide psychologique, juridique et éducative grâce au projet « La main tendue » entièrement financé par la Fondation du Grand-Duc et de la Grande-Duchesse.

En septembre 2016, la Grande-Duchesse a rejoint le conseil de patronage de la Asian University for Women (AUW). Basée à Chittagong au Bangladesh, l’université a formé depuis sa création en 2008 plus de 1200 jeunes filles, destinées à devenir des femmes leader en Asie.
Particulièrement sensible à la détresse, à l’isolement et à la stigmatisation des femmes et des jeunes filles victimes de violences sexuelles dans les zones sensibles, Son Altesse Royale reçoit en 2016 les lauréates du Prix Sakharov, Nadia Murad (Prix Nobel de la Paix 2018) et Lamiya Aji Bachar, deux jeunes femmes irakiennes, issues de la communauté yézidie, qui sont devenues le symbole des femmes victimes de violences de la part de l’État islamique ainsi que des porte-paroles de leur communauté.

C’est également en 2016 que la Grande-Duchesse rencontre Dr Denis Mukwege (Prix Nobel de la Paix 2018). Fortement touchée par son travail, elle prend l’initiative d’organiser le forum international « Stand Speak Rise Up ! » au Luxembourg, en mars 2019, pour mettre fin aux violences sexuelles en zones sensibles. La Grande-Duchesse réunit autour d’elle des partenaires stratégiques de taille, Dr Denis Mukwege (Prix Nobel de la Paix 2018), et Céline Bardet (We are not Weapons of War) pour préparer le forum international « Stand Speak Rise Up! ». Nobel de la Paix en 2006, le Professeur Yunus, et Nadia Murad (Nobel de la Paix 2018) ont figuré parmi les intervenants d’honneur.
Ce forum international a été une plateforme de débats et d’échanges entre les acteurs clefs de la lutte contre les violences sexuelles dans les environnements fragiles et les femmes victimes elles-mêmes. Le forum a mis en lumière les expériences, les actions et les recommandations tant des représentants d’organisations nationales et internationales du terrain que des survivantes de violence sexuelle, qui ont été au centre de l’attention. La conférence a analysé l’impact socio-économique de ces crimes et atteintes aux droits humains. Y ont également été présentées les initiatives de résilience que les survivantes ont entreprises pour guérir, accéder à la justice, obtenir des réparations, faire entendre leurs voix et devenir des actrices de paix et de changement.
La Grande-Duchesse poursuit cet engagement en créant en septembre 2019 l’association Stand Speak Rise Up!. L’association vise à dénoncer le viol comme arme de guerre et les violences sexuelles dans les zones sensibles, empêcher leur prolifération et soutenir les victimes dans leur travail de reconstruction et leur besoin de justice.

Dans le cadre de la préparation du forum, la Grande-Duchesse a effectué un voyage à vocation humanitaire au Liban en 2018. Elle a souhaité aller sur le terrain pour y rencontrer des survivantes de violences sexuelles (réfugiées et migrantes), récolter leurs témoignages et les soutenir dans leur quête de justice et de réparation. Elle a également visité un projet de microfinance destiné à améliorer la condition des femmes, notamment des réfugiées.
En 2018, la Grande-Duchesse est intervenue lors des « Entretiens de Royaumont » sur le thème « Être une femme ». Elle a parlé, dans son intervention, des graves conséquences socio-économiques des viols dans les conflits armés et dans les zones sensibles. Elle a lancé un appel au lancement d’une alliance internationale regroupant des survivantes et des personnalités de la société civile afin de renforcer la lutte contre les violences sexuelles dans les zones sensibles, améliorer la prévention et mettre en œuvre des solutions de réparation et de reconnaissance adaptées.

« Il nous faut passer de l’émotion à l’action ! Je suis convaincue qu’en mettant les survivantes au cœur du débat, elles pourront se transformer en actrices du changement ! »
Les hautes distinctions que la Grande-Duchesse a reçues pour son action humanitaire sont l’illustration de cet engagement hors du commun : en octobre 1999, Son Altesse Royale la Grande-Duchesse héritière est nommée Docteur honoris causa de la Seton Hall University (New Jersey, USA).
En février 2003, la Grande-Duchesse reçoit le titre de Docteur honoris causa de l’Université de Léon (Nicaragua) et le 13 juin 2006, la représentation du Saint-Siège auprès des Nations Unies lui décerne le Path to Peace Award, prix attribué chaque année à une personnalité se distinguant par son engagement humanitaire et social.
En 2013, l’association ELPIDA lui décerne l’International Solidarity Award en reconnaissance de son œuvre en faveur des enfants atteints d’un cancer.

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Carrière

Expériences professionnelles

Formations et distinctions

Université de Genève

  • Licence
  • 1978 - 1980

Contact

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  • Palais grand-ducal ~ 17, rue du Marché-aux-herbes, L-1728 Luxembourg
  • www.monarchie.lu