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Revue de presse

Société Générale évoque la consolidation en Europe



Société Générale pourrait-elle convoler en justes noces avec une banque européenne concurrente? Les combinaisons sont possibles, mais peu nombreuses, estime son patron. (Photo: Shutterstock)

Société Générale pourrait-elle convoler en justes noces avec une banque européenne concurrente? Les combinaisons sont possibles, mais peu nombreuses, estime son patron. (Photo: Shutterstock)

Le patron de la banque française, Frédéric Oudéa, évoque ouvertement l’idée du rapprochement entre des acteurs européens pour créer des champions régionaux et contrecarrer les poids lourds américains du secteur.

Dix ans après la crise, le moment d’un nouveau chapitre? Si l’idée du mariage ou du rapprochement entre acteurs bancaires européens n’est que peu évoquée publiquement, un grand patron sort du silence à ce sujet dans les colonnes du Financial Times.

Le directeur général de Société Générale, Frédéric Oudéa,  a livré un entretien au FT  dans lequel il se dit prêt à «saisir l’opportunité». «Si cette consolidation, qui serait l’aboutissement logique d’une union bancaire complète, se réalise, vous aurez très peu de combinaisons. N’imaginez pas un tourbillon de deals. Mais Société Générale devrait en faire partie.»

Un rapprochement entre acteurs européens qui permettrait de disposer d’une taille critique suffisante pour investir dans la technologie. Ce mouvement devrait aussi permettre d’équilibrer un marché où les acteurs américains tels que JP Morgan et Goldman Sachs sont prédominants.

«Lorsque je parle avec des clients, ils ne veulent pas être dans les mains des banques américaines», ajoute Frédéric Oudéa. «Et je pense que les régulateurs ne voudront pas une telle concentration des risques. Le risque mondial dans trois, quatre, cinq bilans comptables? Je n’achète pas cela.»

Une première sortie avant d’autres positionnements de ses confrères et amis à la tête des autres navires bancaires européens? Le français BNP Paribas, l’italien UniCredit ou l’allemand Commerzbank font partie des quelques partenaires potentiels.

La vision de M. Oudéa dépendra en effet des régulateurs, mais aussi de la volonté des politiques d’embrayer dans cette direction.