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Les banques étrangères mieux accueillies en Chine



Les banques occidentales partiront-elles à l’assaut du marché chinois maintenant que certaines contraintes sont levées? (Photo: Shutterstock)

Les banques occidentales partiront-elles à l’assaut du marché chinois maintenant que certaines contraintes sont levées? (Photo: Shutterstock)

Depuis ce 1er janvier, la Chine s’ouvre plus largement aux groupes bancaires étrangers. Ils pourront désormais détenir la majorité d’un établissement sur le territoire chinois.

Après de nombreuses promesses et hésitations, la Chine vient enfin, depuis ce 1er janvier 2020, d’élargir les conditions pour l’implantation d’organismes financiers étrangers sur son territoire.

Dans un communiqué du 4 janvier, la China Banking and Insurance Regulatory Commission (CBIRC) a annoncé la levée d’une partie des restrictions imposées aux banques étrangères sur le marché onshore – Hong Kong se montrait déjà beaucoup plus libérale envers les investissements étrangers.

Désormais, les banques étrangères seront autorisées à détenir la totalité du capital d’un établissement sur le territoire chinois, alors que jusqu’ici, leur part était limitée à 20-25%. Pour assurer leur présence, elles devaient négocier un accord avec un partenaire local et développer une joint-venture.

Un geste vers Washington

Cette mesure était réclamée depuis longtemps par les États-Unis. Elle doit donc être vue comme un signe de bonne volonté de la part de Pékin alors que les deux premières puissances économiques mondiales s’apprêtent à signer la première phase d’un accord commercial le 15 janvier prochain, après une guerre commerciale de près de deux ans.

En fait, les premières promesses d’ouverture ont été faites dès 2017. En juillet 2019,  Pékin avait déjà annoncé vouloir accélérer le mouvement  en fixant l’autorisation pour 2020 alors qu’elle était d’abord envisagée pour 2021.

C’est désormais chose faite. Aujourd’hui, les banques étrangères représentent à peine 1,5% de l’activité bancaire en Chine. Elles se sont montrées réticentes, peu encouragées par les contraintes pesant sur elles. Mais la croissance chinoise étant plus compliquée ces dernières années, la Chine voit désormais un intérêt à s’ouvrir aux investisseurs étrangers.