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États-Unis

SES met 1,6 milliard pour libérer le spectre 5G



Pour déployer la 5G, les États-Unis ont prévu de récupérer une partie du spectre et de dédommager les opérateurs de satellites. Et même un peu plus s’ils accélèrent cette opération. (Photo: Shutterstock)

Pour déployer la 5G, les États-Unis ont prévu de récupérer une partie du spectre et de dédommager les opérateurs de satellites. Et même un peu plus s’ils accélèrent cette opération. (Photo: Shutterstock)

SES a annoncé, ce mardi matin, investir 1,6 milliard de dollars, dont une grande partie auprès de fournisseurs américains, dans la libération anticipée d’une partie du spectre utile au déploiement de la 5G aux États-Unis. Un message au régulateur américain.

Ne pas risquer que le régulateur américain des télécoms (FCC) revienne sur son plan de dédommagement des grands opérateurs de satellites, pour qu’ils libèrent le spectre nécessaire au déploiement de la 5G aux États-Unis. C’est l’objectif poursuivi par SES.

À l’heure de la faillite d’Intelsat – celui qui devrait en profiter le plus –, SES annonce investir 1,6 milliard de dollars dans le début de la libération de ce spectre, somme qui «comprend l’achat et le lancement de nouveaux satellites et autres équipements et services – dépenses remboursables par le biais du programme Clearinghouse. SES a l’intention de placer la grande majorité de cet investissement auprès de fournisseurs américains», dit le communiqué de presse.

SES entend respecter les délais prévus dans l’accord trouvé avec la FCC, qui prévoit que SES touche jusqu’à 3,97 milliards de dollars en paiements de réinstallation accélérés si l’opérateur se dépêche de libérer le spectre prévu.

Mais l’opérateur luxembourgeois prend ses précautions. «La société s’oppose à la suppression potentielle de ses droits de bande C de 300MHz d’ici décembre 2025 dans le cas peu probable où la compensation accélérée ne se déroulerait pas comme indiqué dans l’ordonnance. SES a l’intention de déposer aujourd’hui une requête en révision auprès de la cour de révision afin de préserver ses droits si l’option de compensation accélérée n’était plus disponible.»