ENTREPRISES & STRATÉGIES — Architecture + Real Estate

un ambitieux projet

Roby Schintgen aura achevé son golf en 2023



Roby Schintgen (ici à côté de sa fille Fiona, impliquée aussi dans le projet) espère la fin des travaux dans un peu plus de deux ans. (Photo: Paperjam)

Roby Schintgen (ici à côté de sa fille Fiona, impliquée aussi dans le projet) espère la fin des travaux dans un peu plus de deux ans. (Photo: Paperjam)

Après avoir obtenu son permis unique, le promoteur luxembourgeois Roby Schintgen explique vouloir débuter les travaux au plus vite. Avec l’ambition de taper les premières balles en 2023, en juin dans le meilleur des cas.

Le promoteur luxembourgeois Roby Schintgen a été très patient, mais maintenant qu’il a obtenu le permis unique nécessaire au développement d’un golf (deux parcours de 9 et 18 trous), mais aussi d’un hôtel, de lodges, d’un restaurant… il ne veut plus musarder en chemin. Les travaux du futur Bois d’Arlon Golf & Resort vont donc débuter «dès le mois prochain», a-t-il expliqué récemment, lors d’une conférence de presse, notamment relayée par La Meuse Luxembourg. 

La première étape consistera en l’aménagement d’une piste cyclable le long de la propriété de 227 hectares afin de sécuriser les lieux, et notamment l’accès au bois d’Arlon. Dès le mois de juin, les corps de métier attaqueront le chantier proprement dit. Qui est pharaonique par certains de ses aspects. Les deux parcours vont ainsi être intégralement aménagés, et, pour cela, 300.000m3 de terre vont être bougés. Alors que l’ancien  et imposant relais de chasse, entièrement rénové par des propriétaires antérieurs, est toujours là, comme la «conciergerie»; devenue un restaurant, il faudra aussi ériger un bâtiment multifonctionnel intégrant un hôtel 4 étoiles de 64 chambres et un autre restaurant pour 150 couverts. Mais aussi 14 lodges pour accueillir des familles, et un club-house, que l’on imagine de standing.

Sans oublier les aspects techniques, puisque Roby Schintgen veut un écogolf, sans utilisation de produits phytosanitaires, mais qui impose une certaine technologie pour gérer les arrosages, la construction d’une station d’épuration pour être autonome en eau… En outre, le promoteur veut replanter plusieurs milliers de hêtres et de chênes, dans un domaine rasé par ceux qui l’ont précédé.

L’ambition est d’inaugurer le site en 2023, au mois de juin dans le meilleur des cas.

Dix ans pour obtenir le permis

Un nouveau chapitre de ce lieu privilégié va donc être écrit. Le site est un ancien domaine de chasse, avec son inévitable manoir qui est en réalité plutôt un château. On y organisait bals et réceptions à la Belle Époque. Mais le temps a été cruel pour lui et, laissé à l’abandon, il a même été en partie détruit dans les années 80. Un couple d’investisseurs met alors la main sur le château et un peu moins de 30 hectares en 2005. Le restant du domaine est vendu à une société immobilière et à un entrepreneur forestier.

Tandis que la forêt est abattue et que les troncs partent en Chine, une somptueuse rénovation du château, puis de sa conciergerie, est entamée. Le duo de propriétaires rachète alors les terrains à l’entrepreneur forestier, qui a tout mis à blanc, et évoque un projet d’hôtel de standing à bâtir. Mais c’est un revers de fortune qui les frappe. 

Dans l’ancien manoir, qui est plus un petit château, rehaussé d’un niveau lors de sa rénovation, avaient lieu bals et réceptions à la Belle Époque. (Photo: Paperjam/archives)

Dans l’ancien manoir, qui est plus un petit château, rehaussé d’un niveau lors de sa rénovation, avaient lieu bals et réceptions à la Belle Époque. (Photo: Paperjam/archives)

Roby Schintgen, ancien directeur de Sermelux à Kehlen, et qui a mené l’imposante rénovation de la caserne Callemeyn à Arlon, connaît l’endroit, bien et depuis longtemps. Et il a de l’ambition pour ce site. Il rachète d’abord le château et son terrain en 2011, puis le reste du domaine en 2013. RS Properties est alors le nouveau propriétaire du domaine pour plus de 5 millions d’euros. Très vite, un projet de golf se dessine, non sans susciter des oppositions. Il aura fallu 10 ans entre l’achat et l’obtention du permis de construire, ce que Roby Schintgen appelle parfois «le projet de sa vie».