POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Agence européenne pour l’environnement

La qualité de l’air est alarmante mais s’améliore en Europe



Au Luxembourg, où les PM2,5 étaient présentes à hauteur de 10,1µg/m3 en 2019 (donc dans le respect des normes européennes, mais loin de celles de l’OMS), la situation s’est aussi sensiblement améliorée: moins de 100 décès prématurés sont comptabilisés par l’AEE en 2019, contre 210 en 2018. (Photo: Shutterstock)

Au Luxembourg, où les PM2,5 étaient présentes à hauteur de 10,1µg/m3 en 2019 (donc dans le respect des normes européennes, mais loin de celles de l’OMS), la situation s’est aussi sensiblement améliorée: moins de 100 décès prématurés sont comptabilisés par l’AEE en 2019, contre 210 en 2018. (Photo: Shutterstock)

Les particules fines ont provoqué 307.000 décès prématurés en 2019 dans l’UE. L’agence européenne pour l’environnement note une amélioration de la situation. Mais la moitié de ces morts auraient pu être évités en suivant les recommandations de l’OMS. Au Luxembourg, la dynamique est similaire.

En 2019, 307.000 personnes sont mortes prématurément du fait de la pollution de l’air provoquée par les particules fines (PM2,5) dans l’Union européenne (UE), selon le dernier rapport, publié le 15 novembre 2021 , de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE).

Un chiffre alarmant, bien qu’en baisse par rapport à 2018 – année lors de laquelle les particules fines avaient provoqué la mort prématurée de 346.000 personnes. La conséquence d’une amélioration progressive de la situation depuis 2005 et ses 456.000 décès prématurés comptabilisés.

La réglementation européenne, avec notamment le plan Zéro pollution, vise en effet à atteindre une réduction de 55% de décès prématurés d’ici 2030 par rapport à 2005, soit 205.200 décès prématurés. L’UE serait dans la trajectoire pour atteindre cet objectif, indique l’AEE.

Amélioration au Luxembourg

Mais ce succès est en demi-teinte: l’AEE rappelle que si les États de l’UE avaient respecté, en 2019, les nouvelles recommandations de l’Organisation mondiale de la santé  (OMS) – qui fixent un seuil annuel de 5µg/m3 et quotidien de 15µg/m3 pour les PM2,5 –, 178.000 décès prématurés auraient pu être évités, soit plus de la moitié (58%).

Une manière de rappeler que les pays de l’UE sont loin d’être exemplaires et que les efforts doivent s’intensifier. Également, l’UE doit renforcer ses normes, bien moins exigeantes: actuellement, le seuil fixé par l’UE pour les PM2,5 est de 25µg/m3.

Au Luxembourg, où les PM2,5 étaient présentes à hauteur de 10,1µg/m3 en 2019 (donc dans le respect des normes européennes, mais loin de celles de l’OMS, comme pour le dioxyde d’azote ), la situation s’est aussi sensiblement améliorée: moins de 100 décès prématurés ont été comptabilisés par l’AEE en 2019, contre 210 en 2018. Mais, en respectant les normes de l’OMS, le nombre de victimes aurait été 50% moindre, remarque l’AEE.

Cet article a été rédigé pour la newsletter Paperjam Green, le rendez-vous mensuel pour suivre l’actualité en matière d’environnement, de climat, de mobilité, de RSE et de green finance. Abonnez-vous ici.