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Plusieurs laboratoires pour la suite du dépistage massif



Plusieurs laboratoires du pays pourraient être invités à tester la population pour la prochaine étape du large-scale testing. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

Plusieurs laboratoires du pays pourraient être invités à tester la population pour la prochaine étape du large-scale testing. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

Le ministère de la Santé a prévu de lancer un appel d’offres pour la poursuite des tests Covid-19 à grande échelle. Alors que seuls les Laboratoires Réunis ont participé à la première partie, les autres acteurs attendent de pouvoir, à leur tour, y prendre part.

La poursuite des tests à grande échelle  annoncée la semaine dernière devrait, cette fois, inclure d’autres laboratoires, selon le ministère de la Santé, qui pilotera cette seconde partie à la place du LIH. Seuls les Laboratoires Réunis avaient été sollicités pour la première phase, ce qui n’avait pas plu à ses concurrents . Pour l’après-juillet, un appel d’offres, dont les conditions n’ont pas encore été précisément définies, sera lancé avant la fin du mois à l’échelle européenne.

«Il est difficile de se positionner sans connaître le cahier des charges», commente Jean-Luc Dourson, directeur de Bionext Lab. Le laboratoire qui réalise environ 800 tests PCR par jour se dit tout de même prêt à aider au dépistage massif.

De même, Stéphane Gidenne, directeur du laboratoire Ketterthill, assure: «Nous nous tenons prêts à répondre, dans les limites de nos capacités.» Ces dernières ont été augmentées pour répondre aux nombreuses sollicitations avec l’achat d’une troisième machine, qui devrait arriver d’ici quelques jours, et d’une quatrième pour mi-juillet. Un «investissement significatif» puisque leur prix se situe entre 100.000 et 250.000 euros, mais les appareils pourront servir même après la crise. Avec ces trois machines, le laboratoire pourra dépasser le millier de tests par jour.

Les Laboratoires Réunis affirment en tout cas qu’ils devraient toujours faire partie du projet. «Cela devrait aller vers un modèle où le travail va être réparti entre les différents laboratoires», dit Bernard Weber, directeur. En utilisant la technique du pooling – le mélange d’échantillons, permettant de tester d’importantes quantités en moins de temps –, il affirme ne pas avoir eu de difficultés à effectuer les 20.000 tests par jour attendus. Reste à savoir si cette approche, qui ne fait pas l’unanimité, continuera.

De même, Paulette Lenert  (LSAP), ministre de la Santé, a indiqué que pour inciter plus de monde à se faire tester, un moyen de prélèvement moins désagréable que celui par la gorge utilisé aujourd’hui pourrait être mis en place. Rien n’a été décidé à ce sujet pour le moment. On parle en coulisses de l’hypothèse du test salivaire, mais pas du sérologique, car le PCR reste celui de référence pour le diagnostic.