POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Première estimation du Statec

Le PIB en recul de 1,3% en 2020 au Luxembourg



Malgré deux mois et demi de confinement au printemps 2020, le Luxembourg parvient à limiter le recul de sa croissance sur l’ensemble de l’année. (Photo: Matic Zorman/archives Maison Moderne)

Malgré deux mois et demi de confinement au printemps 2020, le Luxembourg parvient à limiter le recul de sa croissance sur l’ensemble de l’année. (Photo: Matic Zorman/archives Maison Moderne)

Le Statec a publié sa première estimation des chiffres de la croissance pour l’année écoulée, marquée par la pandémie de Covid-19 et les nombreuses restrictions sanitaires instaurées dans ce contexte.

Le PIB s’est tassé de 1,3% en volume au terme de l’année 2020, indique, ce lundi, le Statec, dans une première estimation qui vient confirmer un scénario publié début mars .

L’institut de statistique révise aussi ses précédentes évaluations, avec – en variation annuelle – +1,3% au premier trimestre, -7,9% au deuxième trimestre, 0,0% au troisième trimestre, et +1,4% au quatrième trimestre.

Le net rebond de la croissance luxembourgeoise se confirme au troisième trimestre 2020. (Graphique: Statec)

Le net rebond de la croissance luxembourgeoise se confirme au troisième trimestre 2020. (Graphique: Statec)

D’octobre à décembre 2020, le secteur de l’information et de la communication a tiré son épingle du jeu, avec une croissance de 10,5% (et même 28,6% sur un an), devant les activités financières et d’assurance, avec 4,0% de croissance. En revanche, le commerce, ainsi que les transports et l’horeca, s’affiche en chute de 5,2%, et même 8,0% en variation annuelle.

La fin de l’année écoulée est également marquée par une baisse de 2,3% des dépenses de consommation des ménages, après un net rebond de 23,9% observé entre juillet et septembre. Les dépenses des administrations publiques enregistrent quant à elles une progression de 0,9%, et sur l’ensemble de l’année, l’indicateur monte de 5,6%.

Bien entendu, cette première estimation est sujette à une réévaluation. Mais elle contraste nettement avec les analyses émises à la sortie du premier confinement, qui évoquaient la pire récession depuis la crise sidérurgique de 1975 .