ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

START-UP STORIES AWARDS

Petit Bambou



Benjamin Blascot: «On ne cherche pas non plus à tout prix la croissance. Il est plus important de conserver notre éthique.» (Photo: Jan Hanrion/Maison Moderne)

Benjamin Blascot: «On ne cherche pas non plus à tout prix la croissance. Il est plus important de conserver notre éthique.» (Photo: Jan Hanrion/Maison Moderne)

Petit Bambou propose une application avec un programme d’exercices méditatifs. La start-up compte à présent quelque quatre millions d’utilisateurs. La start-up fait partie des finalistes des premiers Start-up Stories Awards de Paperjam qui se sont déroulés le 18 décembre dernier.

La méditation, c’est une hygiène mentale, tout comme le sport», lance Benjamin Blascot. Créée en 2014 avec Ludovic Dujardin, sa start-up Petit Bambou propose une application qui vise à faciliter la pratique de la méditation.

Une pratique que ce polytechnicien de formation a découverte alors qu’il travaillait chez PayPal. «J’ai alors ressenti le besoin d’être plus proche de ma vie», confie-t-il. Il commence alors la méditation, lit des livres à ce propos et participe à des stages. «Cela m’a fait beaucoup de bien.» Il franchit même le pas. Inspiré, il démissionne pour s’investir dans son projet de start-up.

Incubée au Lux Future Lab, la start-up Petit Bambou lance son application en 2015 avec différents exercices méditatifs, organisés par programmes et guidés par des experts du domaine. «Il s’agit d’aider les gens à mettre en place des habitudes pour qu’ils soient plus présents, moins aspirés par le passé ou le futur, moins les otages de leurs émotions, précise Benjamin Blascot. Or, cela s’entraîne. C’est comme une gym de l’esprit.»

«Penser européen»

L’application fonctionne immédiatement et, dès 2016, ils parviennent à dégager des bénéfices pour se payer et embaucher des salariés, au nombre de 15 désormais, répartis entre Lille et Luxembourg.

4 millions de personnes y ont recours à présent. Elle se décline en quatre langues (français, anglais, allemand, espagnol) et touche ainsi les pays francophones, l’Europe ou encore le Mexique.

Avec des évolutions constantes. «Pour s’améliorer, il s’agit de bien écouter ce que les utilisateurs font, de rester au courant de toutes les tendances dans le domaine», explique Benjamin Blascot. Un nouvel exercice de méditation est désormais proposé chaque jour, de nouveaux programmes, sur le couple ou le deuil, sont disponibles depuis peu, ainsi que des exercices sur la respiration et le rythme cardiaque.

Une assistance vocale est aussi en cours de développement, pour éviter de passer directement par l’écran et donc de se détourner d’un élément de stress potentiel. «Nous essayons de faire en sorte que l’utilisation de l’application soit très simple et la plus zen possible», explique Benjamin Blascot.

Et si l’installation au Luxembourg pose parfois des difficultés, comme le recrutement de personnel compétent dans le domaine technique web et mobile, «cela nous a permis de penser européen, d’aller vers le marché allemand, et d’éviter le parisano-centrisme des start-up françaises, reconnaît Benjamin Blascot. Mais on ne cherche pas non plus à tout prix la croissance. Il est plus important de conserver notre éthique.»

Fiche

Création: 2014

Localisation: Lux Future Lab

Capital social: 200.990 euros

Fondateurs: Benjamin Blascot et Ludovic Dujardin

Levée de fonds: Aucune

Chiffre d’affaires: Non communiqué

Employés: 15